contes: La saga D'aldasil

Lundi 25 juillet 2005

Avant de vous livrer mes quelques histoires que j'ai regroupés en une saga je dois éclaircir quelques points.

Ceci vient d'un MMORPG (jeux en ligne), j'etais dans une guilde et tout les héros de mes histoires sont de vrais joueurs de ma guilde ou de guildes alliées.

Petits details a connaitre:

Mon personnage Rewera est un Vargr (loup garou) créature qui n'est pas aimé et qui est relié a "la mere de toutes choses" déesse de la terre et de la nature. il grandit dans un village humain, le village fut rasé par une meute de vargr quand il avait 7 ans et il les as rejoints. Apres que sa meute fut décimé il a rejoint la légion Naerth.

La famille naerth est une famille elfique puissante qui n'accepte des non elfs que dans sa légion. Ce corps d'armé un peu étrange est une sorte de legion etrangere ou chacun a une histoire sur la conscience.

La famille Naerth dirige une ville nomée Aldasil, d'ou le nom de la saga...

Pour ceux qui ne sont pas familliers avec l'heroic fantasy dites vous que c'est en gros le meme monde que le seigneur des anneaux...

Voila vous etes paré pour plongé dans la SAGA D'ALDASIL

Par rewera
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Lundi 25 juillet 2005

Chapitre 1 : NOUVELLE FAMILLE

Je me rappel ma première permission, j'étais dans la légion depuis 5 mois et le manque de liberté me pesait. Ne pas pouvoir me transformer pour courir dans les bois avec les autres créatures de la Mère de toute chose m'était pénible. Mais je suivais ses instructions et travaillais dure pour devenir aussi fort que je le pouvais pour enfin être utile à une cause juste. 


Je répétais ceci sans cesse dans ma tête mais cela ne changeait rien j'avais besoin de relâcher la pression, je décidais de faire comme tout les autres et me dirigeais en ville pour échouer dans la taverne. En ouvrant la porte je fus assaillis par le bruit et une odeur délicate, mélange des épices du vin, de bières renversé et de sueur, fatale pour l'odorat d'un loup....
Il me fallu au moins 2 min pour arriver a respirer dans cette atmosphère, reprenant mes esprit je m'installais au bar et commandais du vin a la cannelle. Puis j'entendis mon nom prononcé derrière moi, enfin bafouillé serait le terme exact. En me retournant je vis qu'une des table était occupé par des gens qui ne m'étaient pas inconnus....
Algo dansait en chantant de vieux chants humains pendant qu'Almiriad, tout aussi saoul, tentait de transformé les paroles pour m'appeler a la table en continuant a chanter. Le résultat était.....étrange.......
Content de voir des visages familiers je m'installais a leur coté a table avec mon verre.
A ce moment précis les 2 chanteurs se turent, fixant mon verre effarés. Leur visage se tordant en diverses expressions qui ne présageaient rien de bon. Il se mirent a demander a tout les dieux du panthéon comment un légionnaire pouvait avaler un tel breuvage et crièrent en coeur :
" Aubergiste un tonnelet de biere pour notre ami louveteau, mettez le sur sa note....."
Almiriad, avec la présence d'esprit qu'on lui connaît se reprit vite:
" Heu... aubergiste, met nous donc 3 tonnelets sur la table et mets les tous sur sa note".
Ils m'accompagnèrent pour mes deux premiers verres puis j'entendis un grand bruit qui me fit me retourné. Je vis le sergent Godefroi épée en main. Alarmé je dégainais la mienne mais Algo me retint et dis:
"Ne t'inquiète pas il fait son coup du coupeur de bûche, c'est une technique imparable qu'il a mis au point pour impressionner les humaines et les ramener dans sa tente...."
Je me détendis et le regardais fendre de son épée une dizaine de bûches.
Généralement il n'est pas possible de faire cela, contrairement aux haches les épées ne sont pas balancé pour ce genre de tache. Pour y arriver cela demandait une bonne technique, une bonne épée et une grande force physique. Certains disaient qu'il truquait les bûches en les faisant détremper pour les rendre friable mais ça n'a jamais été prouvé. Je tentais de suivre le rythme de boisson de mes camarades mais j'étais loin d'avoir leur talent et SURTOUT leur entraînement, a vivre dans les bois je n'avais goûté que peu d'alcools. Alors que nous commandions 3 autres tonnelets le commandant entra et vint s'asseoir avec nous. Nous avons bien essayé de le saluer dignement mais le sourire sur son visage nous appris vite que ce ne fut pas vraiment une réussite. Il entreprit de nous aider a boire toute cette bière, Godefroi aussi avait rejoins la table trouvant que plus aucune fille dans la taverne n'était assez attirante pour mérité le "coup de la bûche". J'étais totalement ivre et j'avais du mal à me contrôler, c'était ma première ivresse et je grognais maintenant autant que je parlais, ce qui bien sur provoquait une certaine hilarité chez mes camarades. Tout a coup je tombais a terre en me tenant la tête, la verte mère de toutes choses venait d'être sévèrement blessée et elle criait dans ma tête. La douleur était horrible, à devenir fou, je ne contrôlais plus rien et ma transformation en Vargr se fit sans que je m'en rende compte. Dans les villes, peu importe quelle race les dirigent, on aime pas les changeurs de forme, les gens les appellent les démons de la nature. Les personnes presentes dans la taverne me voyant me transformer et m'entendant grogner comprirent vite et tirèrent leurs lames. Au travers des limbes de la douleur je vis une scène que jamais je n'oublierais. Mes quatre camarades avaient eux aussi tiré leurs lames, ils paraissaient maintenant tout a fait sobres et lucides. Ils n’étaient pas tournés vers moi mais dos a moi, ils m'entouraient pour me protéger. J'entendis des gens crier "a mort" j'entendis parler de "massacrer le démon". Puis le commandant pris la parole d'une voix forte et dit:
"Cet homme est un légionnaire de la maison Naerth, l'attaquer c'est s'attaquer a la légion, êtes vous certains que ceci est une tache dont vous êtes a la hauteur ? "
Allongé sur le sol je regardais ces quatre hommes prendre ma défense, j'étais stupéfait, chez les loups personne n'aurait pris la défense d'un étranger contre un membre de la meute, ou alors.....peu être n'étais je enfin plus un étranger... peu être avais trouvé une nouvelle tanière et une nouvelle meute.
Apres qu'Algo est retiré le chapeau d'un demi géant avec une flèche et que Godefroi est coupé en 2 une des poutres de la taverne les gens eurent vite fait de choisir de m'ignorer plutôt que de risquer une mort certes rapide mais toujours déplaisante.
Almiriad m'aida à me remettre sur pied et nous avons quitté la taverne.
Aujourd'hui encore je me souviens de cette nuit parfaitement.
Apres avoir par 2 fois perdu ma famille et mon foyer je me battrais jusqu'a mon dernier souffle pour que celui ci dure éternellement.......

Par rewera
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Lundi 25 juillet 2005

LA SOLITUDE DES CHEFS


C'était le début de ma seconde année dans la légion et les temps étaient durs, des ennemis arrivaient de partout, toutes nos frontières étaient en péril et nos armées étaient sans cesse sur les champs de bataille.
Nous étions stationnés a près de 300 lieux de la ville pour attendre 4 unités ennemies que nos espions avaient repérés 2 jours auparavant. Notre camp était monté autour d'une haute colline, dans ces régions boisées le seul moyen pour y voir quelque chose est d'être en hauteur. Je déambulais dans le camp, boitant un peu d'un coup d'épée reçu dans la cuisse droite 5 jours auparavant. Mon métabolisme me faisait guérir plus rapidement mais c'était une blessure profonde. Alors que je traversais le camp je vis notre commandant sortir de sa tente et monter en haut de la colline un parchemin a la main, il s'agenouilla au pied d'un grand arbre, planta son épée dans le sol devant lui, ouvrit le parchemin et se mis a parler trop bas pour que je puisse comprendre les mots. Je l’observais pendant une vingtaine de minutes et en attendant qu'il finisse. Puis je décidais de m'éclipser discrètement. A ce moment il dit " viens donc Rewera, j'ai finis maintenant"
Ooops il savait donc que j'étais là. Je me dirigeais vers lui avec l'air d'un enfant pris le doigt dans un pot de confiture. Il sourit et me dit:
-" Ne fais pas cette tête, ce que je fais ici n'est pas un secret."
-" Au fait que faisiez vous donc et qu'y a t'il d'inscrit sur ce parchemin ?"
-" Ce parchemin est la liste des noms de tout les hommes qui sont morts sous mon commandement, tout les mois, quand Saedron est pleine, j'offre une prière a toutes ces âmes."
Quand il dit cela je lu dans ses yeux une infini tristesse. J'aurais voulu dire quelque chose de drôle ou au moins de réconfortant mais rien ne me vint, je ne comprenais que trop bien sa douleur.
Puis il me dit tristement:-" Avec toutes les batailles a venir j'ai peur d'avoir beaucoup de nouveaux noms sur cette liste, chaque nom est un poids que je dois soulever toutes les fois ou j'ordonne l'assaut. Au final dans ma vie j'ai tué plus d'hommes en donnant l'ordre d'attaquer qu'avec mon épée."
-"Commandant, tous ces hommes montent a l'assaut pour défendre un idéal dont nous rêvons tous, vous n'êtes pour rien dans leur mort. Aucun de nous n'est parfait et aucun de nous n'aurais pu sauver tout ces hommes, pensé qu'au moins vous leur avez offert une mort honorable et luttant pour une cause juste."
-" J'aurais préféré leur offrir une VIE honorable." dit il doucement.
Notre discussion fut interrompue par des rires venant du camp. Gilgalad tira son épée du sol et se releva. Il dit:-" Et bien on dirait que l'ambassadeur d'Avalon est arrivé parmis nous. Allons donc saluer Simon."
Descendant la colline les rires se firent de plus en plus fort. Je n'avais jamais rencontré l'ambassadeur d'Avalon mais il avait une réputation de grand comique et aussi de grand buveur.....

Arrivant près du feu central du camp nous le vîmes, contant l'histoire de l'ogre qui accepta un duel a la dague et perdit de ne jamais avoir pu tenir la toute petite arme par la poignée.. Il mimait l'ogre et son opposant, un voleur nain, avec des attitudes qui déclenchaient l'hilarité dans les rangs de spectateurs maintenant assemblés autour de lui. En ces temps rudes une distraction de cette qualité était une aubaine que personne ne voulait laisser passer.
Regardant autour de moi je me sentis bizarrement mal a l'aise. Nous étions engagés sur 3 fronts et nos troupes avaient été divisées, la plupart des hommes avec nous étaient de nouvelles recrues dont l'entraînement n'était malheureusement pas terminé. A époque désespérée ........
Très vite les histoires de Simon chassèrent ce sentiment et je me remis à rire. Après une 20aine de minutes de spectacle il salua très théâtralement son auditoire et se dirigea vers nous.
Il salua respectueusement notre commandant qui lui rendit son salut.
-" Comment vas tu Simon, ton voyage s'est il bien passé".
-" A part un petit groupe de gobelins rencontrés dans les montagnes rien de spécial, c'était plutôt calme"
-" Quelles nouvelles nous apportes tu d'Avalon ?"
-" Le Cercle d'Avalon, considérant que les forces que vous combattez sont définitivement du coté du mal, a décidé de joindre des troupes aux votres pour vous aider dans la lutte."
-" Voila une bonne nouvelle, il est bon de savoir qu'en ces temps lugubre se trouvent encore des gens d'honneur et de devoir".
Il se tourna vers moi et me dit: -" Enchanté je suis l'ambassadeur d'Avalon mais tout le monde m'appel Simon."
-"Enchanté je m'appel Rewera, je suis légionnaire. Pour un ambassadeur vous avez d'impressionnant talents d'acteur."
-"D'autres temps, d'autres hommes, quand la guerre n'était pas a nos portes je n'était pas homme d'arme."
-"Je comprends. En tout cas soyez sur que lorsque la paix reviendra je serais a votre première représentation ..."
Simon se fendit d'une courbette de grand style et sourit.
Gilgalad demanda alors à Simon de le suivre dans la tente de commandement pour lui exposer le plan de bataille précis et lui faire un briefing sur l'état des choses.

A ce moment j'entendis une voix familière, une voix qui m'a souvent réconforté et amusé. Entendre Almiriad chanter poussé par l'ivresse était une distraction dont personne dans le camp ne se lassait. Il ne se passait pas un jour sans que l'alcool lui fasse inventer une nouvelle chanson, toujours moins cohérente que celle de la veille....
Il était assis sur une tonneau de bière et chantait une étrange histoire sur les amours impossibles d'un géant et d'une naine dont je tairais ici les détails les plus incovenants....
Il portait comme toujours sa robe rouge sombre brodée de runes qui étaient composées de fils dont personne ne connaissait la matière exact mais on disait les avoir vu luire pendant certains combats. Sur sa longue capuche était brodées les armes de la Maison Naerth. A sa taille était attaché comme toujours son livre de sorts qui ne le quittait jamais. Certaines rumeurs circulaient sur le fait qu'après avoir appris le sort "torrent de lave" il était en train de tenter d'en mettre au point une version dans laquelle il remplacerait la lave par de la bière......
Me dirigeant vers lui je vis qu'a ses coté se trouvait le sergent Godefroi, qui riait de bon coeur en écoutant notre "ménestrel". Je vins m'asseoir avec eux pour partager une choppe ou deux, voir même peu être un peu plus....
Nous buvions et parlions des batailles a venir quand soudain un des éclaireurs revint en courant, il se précipita vers le sergent et cria: -" SERGENT..! SERGENT.!! Vite l'ennemi est là, il est à moins de 10 min du camp."
Godefroi se leva et cria: -" SONNEZ L'ALERTE..!! Que tout les hommes s'équipent et se préparent pour le combat.."
La cloche de l'alerte retentit et le camp était en état de frénésie.

Gilgalad avait lui aussi été prévenu et arriva en courant avec Simon. C'est la première fois que je vis Simon armé, il portait une lance a la lame et au manche finement ciselé, qui avait l'air d'une oeuvre d'art autant que d'une arme.
Je tirais mes épées et me préparait au combat. Tous les hommes étaient en place, enfin a peu près en place, ces nouvelles recrues n'avaient vraiment par encore leur place sur un champ de bataille et cela fit monter mon appréhension du combat a venir.
Soudain nous entendîmes des rires surnaturels sortirent des bois environnants, des formes blanches se dessinaient entre les arbres et avançaient vers nous sans froisser la moindre feuille. Les seuls sons que nous percevions étaient ces rires lugubres. Je ressentis le mal qui s'échappait de ces formes et en réaction mon corps se transforma instantanément, en un instant j'étais un Vargr. Les autres virent la scène et comprirent très vite que cela ne présageait rien de bon.
Le commandant dit: -" Archers...!!! Feu...!!! "
Les flèches traversèrent les formes sans jamais les toucher. Quelque chose n'allait décidément pas.
Soudain Almiriad nous cria de nous boucher les oreilles, nous le connaissions suffisamment pour ne pas poser de question et obéir. Après quelques seconde il nous fit signe que tout allait bien et dit:-" c'était un chant magique appelé le chant des berserks, ceux qui l'entendent deviennent...."
Une recrue se jeta a l'assaut en hurlant et ses proches voisins en firent de même. Gilgalad et Godefroi eurent beau leur crier de reformer les rangs, rien n'y faisait.
Almiriad dit dans un soupir: -" Fou. Ceux qui l'entendent deviennent fou furieux et ressentent la soif du combat.."
Ca empirait, galvanisés par leurs camarades toutes les jeunes recrues se jetterent a l'assaut ne restait plus que les guerriers expérimentés qui savaient obéir et rester calme. Sur les 96 hommes stationnés dans ce camp seul une petite vingtaine était resté à leur poste.
Contre toute attente, le premier légionnaire arriva au contact avec une des formes blanches, il frappa de toutes ses forces et sa lame passa à travers la forme. Puis quand elle le toucha il se figea et la forme parue absorbée par son corps. Le même scénario se répéta jusque ce que nous ne soyons plus entouré que de "statues".
Almiriad reprit la parole: -" Il y a des légendes qui parlent de créatures comme celles ci, corps éthérés blancs, rires démoniaques cela ressemble a la description d'une malédiction qui fut interdite il y a longtemps. C'est un sort que seul un mage désespéré aurait pu oser lancer. Ce sort sépare l'esprit et le corps de toutes les créatures a 200 pieds de distance. Mais ce sort tue le mage une fois sur deux et de plus, après quelques temps, les âmes réapparaissent sous forme de corps éthérés et possèdent des gens pour atteindre leur but."
Godefroi:-" Quel but ?"
Almiriad: -" La dernière chose a laquelle ils pensaient avant d'être maudits, et au coeur d'une bataille c'est....."
Gilgalad: -" Tuer...."
Au moment ou le mot sortit de la bouche du commandant tout les corps s'agitèrent, ils levèrent tous leurs armes lentement et se dirigèrent vers nous.
Gilgalad: -" Y a t'il un moyen pour faire sortir ces esprits de leur corps sans tuer nos hommes?"
Almiriad: -" Aucun que je connaisse."
Je lus alors une tristesse indescriptible dans les yeux de notre commandant, on pouvait voir son désespoir d'avoir à allonger sa liste avec sa propre épée. Rapidement son instinct de leader repris le dessus.
Gilgalad: -" Tous en cercle autour du feu, Godefroi a ma droite, Rewera a ma gauche, Almiriad place toi derrière nous 3, ce soir tu es notre seul soutiens magique."
Puis les possédés arrivèrent au contact.

Almiriad ne pouvait rien lancer de trop destructeur pour ne pas nous blesser, il décida donc d'envoyer des projectiles magiques et des flèches enflammées qui arrivèrent avec une précision mortelle.
Godefroi et Gilgalad se battaient cote a cote, a les voir on comprenait vite qu'ils avaient combattu ensemble de nombreuses fois, jamais un ne gênait l'autre, jamais leurs attaques ne se croisèrent alors qu'ils étaient à un mètre l'un de l'autre. Pour ma part il m'était difficile de garder ma position, un Vargr bondit et utilise sa vitesse surnaturelle pour surprendre ses adversaires, mais la sécurité d'Almiriad passait avant tout, alors je faisais de mon mieux pour ne pas me déplacer.
Un cri se fit entendre et un homme tomba sur ma gauche à quelques mètres. Almiriad bondit pour faire face au cette ouverture, plaça ses mains en direction de la brèche dans nos rangs et une onde de choc fit vibrer l'air et balaya tout les monstres face a lui sans blesser les hommes sur les côtés.
Simon combattait lui aussi sur ma gauche, juste à côté de l'homme que nous avions perdu. Après l'onde d'Almiriad, Simon s’était légèrement déplacé pour combler la brèche laissée. Il faisait tournoyer sa lance dans les airs à une vitesse prodigieuse et frappait les créatures si vite qu'elles avaient a peine le temps d'esquisser une parade.
Le combat fut sanglant mais pas vraiment difficile, ces "zombis" étaient lents et ne présentaient de danger que par leur nombre, mais une fois les 2 premiers rangs tombés les combats devinrent relativement faciles.

Après une vingtaine de minutes notre cercle était entouré par de la chair et du sang. Le regard de Gilgalad allait de sa lame sanglante aux corps sur le sol, il se demandait encore comment nous en étions arrivé là.
Almiriad: -" Il faut brûler les corps maintenant, les esprits sont bloqués dedans pendant encore quelques heures et si leur réceptacle est détruit il ne peuvent garder leur consistance et se dissolvent."
Cette nouvelle finit de désespérer notre commandant. Tout le monde le vit et personne ne bougea, tous les yeux étaient fixés sur lui. Puis, nous voyant hésiter il prit un des corps et le porta jusqu'au feu.....

Quand le brasier fut emplit de tout les corps Gilgalad planta son épée en terre, s'agenouilla face au feu et sortit de sous son plastron deux parchemins. Je reconnu le premier, c'était sa "liste", puis je vis le deuxième, c'était la liste des hommes stationnés dans ce camp. Le commandant regarda attentivement le groupe de survivants et la posa à côté de l'autre parchemin.
Nous avons alors nous aussi mis nos armes en terre et nous sommes agenouillé. Gilgalad pris la parole, il se mis a réciter la prière qu'il offrait a ceux morts sous son commandement.
Nous avons veillé autour du feu pendant des heures, en silence, puis au levé du soleil nous nous sommes relevé et nous avons regagné nos tentes. Un maigre foyer brûlait encore. Nous partîmes tous sauf Gilgalad, me retournant en partant je le vis agenouillé près des flammes, tenant les listes dans ses mains et récitant les noms. Le soleil qui derrière lui se levait ne lui apporterait aucune chaleur.

C'est seulement en le voyant ainsi prostré sous le poids du désespoir que je compris la solitude des chefs....

 

Par rewera
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Lundi 25 juillet 2005


LE SOUPIR D’ALMIRIAD

Pour la plupart, les légionnaires passent plus de temps dans les tavernes que dans leurs quartiers. L'alcool est le seul moyen de laver sa mémoire de tout ce sang et cette violence. Tous nous avons un jour eu peur de fermer les yeux et de rêver aux massacres des jours précédents, alors nous buvons et quand nous n'en pouvons plus nous tombons dans un sommeil sans rêves.....

Nous faisons tous cela sauf Almiriad, il est dans un état de perpétuelle euphorie de l'alcool sans jamais être vraiment saoul. Parfois, lorsque nous célébrons quelques chose, il roule sous une table ivre mort apres 4 heures de banquets, mais le reste du temps jamais vous ne le verrez tituber, en grand funambule il passe sa vie a la limite....

Un jour de beuveurie abondante, j'etais totalement saoul et je ne tenais meme plus debout, Alimiriad m'offrit son epaule pour m'aider a retourner jusqua ma tente. Chemin faisant je dis: -" Grrr... ma tete me fait deja mal, demain va etre une dure journée. Si seulement je ne m'etait pas mis a boire de l'alcool, mais avec vous tous autour ce n'est pas vraiment possible d'y échaper. Et toi Almi? Toi aussi tu as commencé a boire en entrant dans la légion???..."
A ce moment j'entendis un long soupir s'échaper de la bouche d'Almiriad, un soupir triste , plein de regrets et de peine. Me tournant vers lui je vis que sont regard n'avait plus cet air rieur qu'il a toujours.
Rewera: -" Que se passe t'il ? J'ai dit quelques chose de mal ?"
Almiriad: -" Non mon ami, juste de vieux démons."
Rewera: -" Parles moi! Dis moi qui sont ces démons !! Avec tes boules de feu et mes crocs nous les détruirons et nous irons boire pour fêter ca..."
Almiriad: -" Malheureusement il n'y a personne a tuer, tout le monde est mort ou perdu..."
A cet instant son regard s'emplit de tristesse. Voir Almiriad triste était pour moi presque choquant. Pas un homme ne vous dira que la totale confiance et l'indestructible bonne humeur d'Almi ne rechauffe pas son moral apres chaque bataille. Le voir ainsi affligé me tiras rapidement de mon ivresse. Je me redressais et mis la main sur son épaule.
Rewera: -" Mon ami certains fardeau ne doivent pas être portés seul, garder tout en toi n'aidera pas. Quel que soit ton probleme il y a une solution et a 2 nous aurons plus de chance de la trouver et la mettre en oeuvre. Viens donc dans les jardins de Saedron nous serons au calme pour discuter.
Les jardins de Saedron etaient tres speciaux, ils etaient composé de fleurs et d'arbres taillé dans un marbre aussi blanc que la lune elle meme, la magie des suiveurs de Saedron leur avait donné vie et ils poussaient et exhalaient des parfums comme tout les végétaux, mais la nuit ils brillaient d'une beautée irréelle.
Nous allames nous asseoir sur un banc de marbre au fond d'un des parcs annexe, un endroit tranquil ou le silence n'était dérangé que par les gargouillis discret d'une fontaine.
Rewera: -" Dis moi ce qui te tourmente mon ami."
Almiriad: -" Je suppose que cela me ferait du bien de parler, et puis au cas ou tu répéterais quoi que ce soit je te carboniserais avec une boule de feu....
Alors que j'étais un jeune elf fougueux a la recherche d'aventure je partis avec ma soeur tenter ma chance en dehors des murs de notre citée. Nous avons combatu des années et nous avons toujours vaincu, le monde était hostile, mais nous l'étions encore plus. J'étais toujours le premier a relever un duel, je n'avais peur de rien ni de personne.
Au cours de nos aventures nous avons traversé une plaine balayé par des vents glacés et recouverte de neige, c'était dans les terres du nord mais je ne sais plus vraiment ou. Avec ce blizard nous nous sommes perdus et nous décidé de nous arrèter, je du utiliser 3 jets de flammes pour allumer un maigre feu a l'interieur de notre tente sur le point de s'envoler.
Apres une heure environ nous entendimes des grognements a l'exterieur, avant que nous ayons eu le temps de faire quoi que se soit notre tente fut déchiré par un loup geant au pelage blanc immaculé. ma soeur se dressa pour combattre mais le loup lui mit un coup de patte qui l'a fit décoler du sol et les griffes de la bete avaient lacérés sont bras gauche profondement.
Je tentais de lancer un sort mais un second loup arriva par la droite et me projeta tout aussi facilement au sol. Les loups s'aprocherent de ma soeur inconsciente, Le choc avait été tel dans ma chute que j'étais a la limite de l'inconscience, je tentais de ramper vers ma soeur mais j'étais bien trop faible. Puis j'ai entendu un cri de guerre dans une des langues rudes parlées dans ces contrées, puis le néant. J'ai perdu connaissance désespéré de ne pouvoir la sauver...
Une journée plus tard je me réveillais dans une caverne, une odeur de viande arriva jusqua mes narines et mon nez se chargea de me tirer du sommeil. J'avais un mal de tete effroyable. Me relevant sur mes coudes je regardais aux alentours et vit un grand barbare penché au dessus de ma soeur, puis il l'embrassa. Je tentais de me relever pour punir cet acte odieu et répugnant. Mais a peine a genoux ma tete se mit a tourner et je retombais au sol. Le barbare se retourna et dit:
-" tu es trop faible pour te lever reste donc allongé et repose toi. De toute facon avec cette tempête pas question de sortir."
Je fus sidéré qu'un barbare comme lui maitrise la langue des elfs.
Almiriad: -" Comment ose tu profiter de l'état de ma soeur. Dès que je serais en état de me battre nous allons règler cela avec un duel croyez le bien. D'abord quel est votre nom et que faisons nous ici ?"
Barbare:-" Je m'appel Kheros Darnegard et si vous êtes ici c'est parceque je vous ai sauvé des chasseurs blancs et ramené a l'abrit. Quand a votre soeur je n'abuse pas d'elle petit homme, je la nourrit. Elle a des côtes cassées et elle ne doit pas bouger du tout, même macher serait pénible pour elle, mais dans son état elle doit manger pour guarder des forces ou c'est la mort assurée. J'ai bandé son bras mais les blessures sont profondes et je ne peux rien pour les blessures internes. Demain la tempete devrait etre calmée et nous irons chez moi, mes 2 soeurs sont druidesses elles pourront la guérir."
Almiriad: -" Elle a besoin d'un vrai pretre elf pas de quelques humains avec leur pathétique immitation de pouvoirs."
Kheros:-" Très bien demain je vous montrerais donc la direction du temple possédant un prêtre elf le plus proche et vous pourrez porter votre soeur pendant le voyage."
Almiriad: -" Combien de temps de marche jusqua ce fameux temple ?"
Kheros:-" Si le temps est clément et que vous marchez bien je dirais 5 jours...."
Almiriad: -" Tant que ca.. Elle sera morte avant d'arriver..."
Kheros: -" Je sais bien c'est pour cela que vous allez vous reposer et que demain nous irons chez moi, une fois que votre soeur sera sauvée vous pourrez tout les 2 repartir prècher votre haine pour la race humaine mais en attendant je suis votre seul espoir souviens t'en.."
Je pestais mais savais tres bien qu'il disait la vérité dans cette situation seul lui avait une chance de nous sauver. Je me rendormi donc en maudissant de plus belle les humains.
Je me reveillais quelques heures plust tard, affamé et plutot en forme, seule mon épaule gauche me faisait affreusement souffrir. Kheros s'aprocha de moi et me tendit une tige metalique sur laquelle se trouvaient des morceaux de viande cuit sur le feu de bois. la viande n'avait pas l'air appétissante mais j'etais affamé, en mangeant je demandais ce que c'etait comme viande et il me repondit que lorsqu'il tuait une créature de Braialla il la mangeait, il ne gaspillait pas les enfants de la verte mere. A cet instant je compris pourquoi la viande était si dur, le loup n'est pas la viande la plus tendre. L'entendre parler de Braialla me troublais, un guerrier barbare qui venere une déesse pacifique c'était étrange. Avant que j'eu le temps de poser une question il me dit:
-" prends tes affaires nous partons."
Puis il se mis en route tirant ma soeur derriere lui. Il l'avait allongé sur la peau d'un des loups et elle portait la seconde peau autour d'elle pour la protéger du froid. Elle était très faible et sa peau trop blanche m'inquiétait. En sortant de la caverne le spectacle était déprimant . Le sol était entierement blanc, pas un arbre ou un rocher pour se repairer et le ciel etait d'un gris métalique qui ne laissait filtré aucun rayon de soleil a travers son dome de nuages.

Nous avons marché 2 ou 3 heures puis nous sommes arrivés a une maison cachée entre deux petite colline. Une chose était étrange, alors que tout était recouvert de neige le jardin de la maison lui etait totalement dégagé et des fleurs colorés s'étalaient partout. Je connaissais certaines de ses fleurs et elles n'auraient jamais du pouvoir pousser dans un climat aussi rude. Nous sommes entrer dans la maison et dans la pièce principale ses soeurs etaient la. Elle etait étonament jolies pour des humaines, leur traits fins ne ressemblaient pas au dessins grossiers de la plupart des visage humains.
Kheros leur parla de ma soeur et montra les blessures. Puis il la prit dans ses bras et alla la déposer dans une des chambres. Ses deux soeurs entrèrent dans la chambre et se mirent a prier a son chevet. Encore une fois je fus surpris, elles récitaient des prières en langue elfique.
Elles sont restées avec ma soeur pendant près de quatres heures, pendant ce temps j'ai raconté nos aventures a Kheros et il m'a conté celle de sa famille.
Sa grand mere maternelle etait une elfe, elle tomba amoureuse d'un humain et ils eurent une fille qui a son tour eu des enfants avec un humain. Sa grand mere et sa mere etaient des druidesses, c'est quelques chose qui se transmet aux femmes de la famille, elles entendent l'appel de Braialla.
Quand ses soeurs sortirent de la chambre elles avaient l'air épuisées, une d'elle falli tomber sans connaissance. Son frere la ratrapa et elle eu la force de lui murmurer:-" Elle vivra.."
Kheros les porta une a une jusqua leur chambre et les coucha.
Je ne comprenais pas pourquoi des humains faisaient cela pour nous mais en tout cas je leur étais reconnaissant et ce Kheros m'apparaissait a present comme bien plus qu'un simple guerrier barbare. Nous allames nous coucher épuisés.

Le lendemain ma soeur reprit tout a fait conscience et pu meme parler. Les druidesses avaient fait un travail incroyable sur elle, après juste 4 jours elle pu se lever mais son bras etait vraiment en mauvais état et nous avons accepté l'invitation des soeurs de Kheros a rester jusqua ce qu'elle aille mieux.
Ma soeur, Phaldriane, s'entendait bien avec Lassia et Minayi les soeurs de Kheros, elles echangeaient leurs savoir sur la magie druidique et meme si ma soeur avait choisit un chemin plus martial elle etait avide de complèter les cours que mère lui avait donné.
Kheros, lui, chassait et s'entrainait. J'ai parfois surpris ma soeur le regardant de loin s'entrainer sur la colline, a ce moment la j'ai sentis que des problemes etaient a venir.
Ce qui devait arriver arriva, ma soeur fut attirer par Kheros pour je ne sais qu'elle improbable raison et elle était si belle que je ne peux le blamer d' avoir cèder. Lassia et Minayi etiaent tres heureuses de voir leur frere avec celle qui etait devenu leur amie. Pour ma part j'avoue avoir été decu par ce choix pendant quelques temps, j'en voulais a ma soeur de trahir notre sang pour se compromettre avec un humain.
Apres un certain temps, je ne sais comment mais ce sentiment disparu. Il avait toutes les attentions pour elle et ils avaient l'air tellement heureux. Ma soeur n'avait jamais autant sourit, elle paraissait parfaitement comblée.
J'ai suivis Kheros a la chasse, il m'a appris comment se reperer dans ces plaines desertiques et comment traquer une proie. Il me montra aussi le maniement de l'épée, ce n'est pas habituel pour un mage d'avoir une épée mais n'étant pas de constitution fragile je pouvais me defendre dans un combat au corps a corps.
Ma soeur proposa a Kheros et ses soeurs de venir vivre avec nous a Tor Allandir mais Lassia et Minayi nous expliquèrent qu'elles n'habitaient pas ici par hasard. Leur grand mere avait recu l'ordre de maintenir l'équilibre dans cette partie des terres du nord, leur mère avait fait de même et elles avaient repris le flambeau a sa mort. Elles ne pouvaient donc pas partir et Phaldriane savait que Kheros n'abandonnerait pas ses soeurs.
Les mois passèrent paisibles, la vie ne m'avait jamais paru aussi douce, Phaldriane et Kheros passaient beaucoup de temps ensemble et Lassia et Minayi avaient reportée leur attention sur moi. Je l'avoue aujourd'hui j'avais un faible pour ces 2 soeurs. Elles etaient si attentionnées et douces, elles avaient la grace des elfes et les formes genereuses des humaines. De plus leur personne toute entière n'était que bonté. Elles avaient pour moi milles attention qui parfois meme me genaient devant ma soeur et Kheros.
Un jour que j'etais allé chassé avec le couple nous sommes tombés sur des traces dans la neige, nombreuses, pas humaine, plutot des orcs. Des tribus d'orc vivaient haut dans les montagnes mais ils ne venaient jamais aussi loin dans la vallé. Après avoir suivi les traces pendant cinq minutes Kheros regarda l'horizon et dis: -"Par Braialla, ils vont droit chez nous."
Nous avons couru aussi vite que nous pouvions, arrivé a quelques centaines de metres nous vimes de la fumée s'élever dans le ciel.
Nous nous sommes réfugié derrière des rochers, ma soeur devait tenir le barbare et lui parlait pour le calmer, il souhaitait courrir au secours de ses soeurs ce qui etait normal. Mais très vite nous avons apercu les deux corps dans le jardin. Les fleurs avaient maintenant flétrie et la terre s'était déséchée. Voyant les corps la colère monta en moi, ceux qui avaient fait cela allaient payer. Je me suis levé pour partir au combat mais Kheros me retint. Je le fixais furieux et en me retournant je vis son regard brillant et ses yeux emplient de larmes et de colère. Il me montra de la tete les abords de la maison, des troupes d'orcs etaient stationées tout autour de la maison, eux deja etaient une vingtaine et nous savions bien que la maison devait etre remplie d'ennemis. Trop pour nous trois, attaquer aurais été du suicide.
Nous nous sommes repliés vers une grotte proche pour passer la nuit. Dans le fond de la grotte je ne pu dormir et j'entendais ma soeur reconforter Kheros, cette nuit resteras dans mon coeur comme une des plus triste de ma vie.
Tu sais Rewera, devenir un mage demande des sacrifices énormes, tu dois abandonner l'espoir d'avoir une famille et un bonheur a toi, tu n'as pas assez de temps pour apprendre et aimer alors nous choisissons de sacrifier l'amour au profit du savoir. Alors quand des gens que tu aimes vivent un bonheur parfait juste a coté de toi, un peu de ce bonheur rejaillit dans ton coeur. Ce soir la ces personnes qui m'étaient proches avaient l'ame lourde et cela ne fit que rajouter a ma peine.
Le lendemain nous avons parlé d'un endroit ou vivre et meme si Kheros apprèhendais d'aller dans une ville elf il aimait trop Phaldriane pour lui refuser d'au moins essayer.
J'apprehendais l'idée mais, etre a l'extérieur depuis longtemps m'avait rendu plus ouvert et j'en avais oublié a quel points les elfs de chez nous detestaient les humains. Nous decidames que je retournerais en ville le premier, je pourrais ainsi "préparer notre famille" a l'arriver d'un humain avec leur fille. Mon retour fut triomphale il y eu un grand banquet et ma popularité n'a jamais été aussi grande. Mon père m'annonca que grace a ce périple que j'avais mené a bien je pouvais désormais entrer dans l'école supérieure de magie de Tor Allandir. La nouvelle m'emplit de joie, ces ecoles prodiguaient le meilleur entrainement pour les mages et etaient reservés a une élite. Le moment vint de parler de ma soeur a mes parents et de son amour. Au seul son du mot humain mon père se mit en colère et ma mère fut indignée. Le lendemain il me firent lever tot et me dirent de les suivres. Nous allames au campement ou se trouvaient Kheros et Phaldriane. Mes parents étaient accompagnés de six hommes d'armes.
En arrivant nous vimes ma soeur agenouillées près du feu préparant leurs petit dejeuné. Lorsqu'elle nous vit, elle fit de grands signes et couru a notre rencontre. arrivée a notre hauteur elle voulu embrasser notre père mais il s'esquiva et lui dit
:-" Comment oses tu déshonorer ta famille ainsi, revenir avec un humain es tu devenu folle. Qu'elle ingratitude apres que nous t'ayons élevé avec tant d'attention voila comment tu nous remerci."
Elle chercha du soutient sur le visage de notre mere mais ne trouva que plus de colere. Elle baissa la tete et repartit vers le camp. J'allais pour la retenir mais mon père donna l'ordre a ses hommes de la saisir et de la ramener en ville. Je voulu m'interposer mais mon pere me retint. Quand le premier guarde la saisit, elle se mis a se debattre et a crier. Tout a coup un buisson s'anima, je vis Kheros bondir hors de celui ci et assèner au guarde en coup de marteau en pleine poitrine qui le projeta deux metres en arriere.
Kheros: -" Personne ne la touchera tant que je respirerais."
Il me regarda dans les yeux et ajouta:-" Sa vie vaut mille fois la mienne, personne ne la touchera."
Mon père fou de rage mis la main sur son arme mais je bloquais son bras.
Almiriad: -" Laissons les père je vous en prie, regardez la serrer le bras de cet homme, vous avez deja perdu votre fille, partons maintenant."
Mon père regarda ma soeur avec colère et partit sans un mot.
J'aurais peu etre du partir avec eux ce jour la mais tu comprend j'etais le "héro de la citée", j'allais devenir un grand mage, tout le monde m'aimait, alors j'ai regardé ma soeur embrasser Kheros et lui dire:
-" tu avais raison, partons, ou que je sois je serais heureuse si tu es a mes côtés."
Je sortis mon collier de ma robe, il comportait une pierre appelé Mélanderill, cette pierre est appelé la pierre des pensées, elle a la propriété de capter les pensées de la personne qui la porte. Je pris une dague, posais la pierre sur un rocher et entrepris de la séparer en deux parties. j'ai offert une des moitiées a ma soeur en lui disant:
-" L'énergie magique de cette pierre a été brisée en deux et elle cherchera a redevenir une seule, avec le temps se tissera un trame magique entre ma partie et la tienne et nous pourrons partager nos pensées ou que nous soyons." Je lui ai souris , j'ai serré la main de Kheros et je suis partit.

Pendant deux années je me suis entrainé a l'école supérieure de magie, je suis devenu bien plus fort et grace a notre pierre je n'ai jamais perdu le contact avec Phaldriane. Ma soeur accoucha, a cette époque d'un fils, qu'ils nomèrent Kadjen. Encore un mois pour finir ma seconde annnée a l'école de magie et après j'irais voir cet enfant, j'était impatient de les revoirs. la veille de mon voyage je me reveillais en sursaut en pleine nuit, des cris emplissaient ma tete, ceux de ma soeur qui appelait a l'aide. Les pierres nous permettaient aussi de partager quelques sentiments et la tristesse que je sentais en elle m'appris que Kheros etait mort. La colère monta en moi. Je tentais de dire a ma soeur de courir se mettre a l'abrit, de se cacher, j'allais venir et tout se passerait bien. Mais rien ne se passa bien je sentis une douleur horrible puis j'entendis ses cris a nouveaux. Puis ses pensées se firent plus faible j'avais du mal a l'entendre.
Je bondissais du lit, pris mes affaires et descendit aux écuries.
Je repetais a ma soeur:-" Tiens bon Phaldriane, cache toi, sauve toi, je vais venir te chercher, tout ira bien."
Mais la voix de ma soeur etait de plus en plus faible et dans un dernier murmure je l'entendis me dire:-" Retrouve Kadjen"
J'ai chevauché toute la nuit et puis le jour suivant, mon cheval est mort d'épuisement et je du continuer a pieds. Quand je suis arrivé ne restait que des ruines de la maison dans laquelle ils vivaient, je vis dehors le corps de Kheros mais nul part le corps de ma soeur ou de kadjen, ils etaient encore peu etre vivant. J'ai enteré son mari et j'ai juré sur sa tombe de ne pas cesser de les chercher avant mon dernier souffle.
Neuf années ont passé et me voila,toujours sans eux.
Je ne suis jamais rentré chez moi, encore aujourd'hui j'en veux a ma famille, si seulement ils avaient su accepter nous serions tous ensemble et heureux. Ce soir la je suis allé dans une taverne en ville et je me suis vraiment saoulé pour la première fois.
Je ne renoncerais jamais avant de les avoir trouvé.
Rewera:-" Je comprends ta peine mon ami et par mon sang je jure que si dans ta quête tu as besoin de l'assistance d'un guerrier tu me trouvera toujours."
Mais il n'ecoutait pas, dans un soupir il dit le nom de Kadjen. Puis il se leva et me souhaita une bonne nuit. Il repartit tres certainement vers la taverne pour noyer toute cette peine remontée a la surface.
En le voyant ainsi j'eu de la peine, j'avais moi aussi le coeur lourd maintenant que je savais ce qui se cachait derrière le soupir d'Almiriad......

Par rewera
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Lundi 25 juillet 2005



LES ANGES MAUDITS

chapitre I: Bénédiction

Je me réveillais encore avec un horrible mal de tête, il me fallait vraiment arrêter de boire autant et surtout arrêter de boire avec Almiriad et Isyril. Ces deux mages étaient de constitution bien inférieure à la mienne et pourtant ils buvaient trois fois plus que moi et ne semblaient jamais en être malade, certainement le fruit d'un entraînement acharné...
Errant dans les couloirs je rencontrais Simon, l'ambassadeur du cercle d'Avalon.
Simon: -" Dites moi cher Rewera, n'auriez vous pas forcé sur la boisson hier soir."
Rewera: -" Par pitié ne me faite pas rire aujourd'hui mon ami, ma tête en exploserait certainement..."
Simon:-" Hé! Hé! Très bien Rewera, je vous verrais dans la salle a manger pour le déjeuner, je vous souhaite de vous remettre d'ici la vous savez comme moi que c'est un endroit bruyant."
Puis il partit en riant doucement en pensant a ma migraine au repas.
Je fus pris d'effroi à l'idée de prendre un repas dans un lieu ou des barbares et des nains vont chanter et se disputer. A l'idée seule ma migraine redoubla. Il me fallait un prêtre, un druide, n'importe qui avec des pouvoirs de guérison.
Titubant jusqu'a l'étage inférieur je rencontrais Darkame dans les escaliers et pour me saluer il ne pu s'empêcher de m'offrir une grande tape amicale sur l'épaule. Si ce garçon n'avait pas été un model imposant de barbare ça n'aurait pas été grave, mais ma résistance musculaire étant quasi nul a ce moment la il me permis de descendre extrêmement rapidement les quatre dernières marches de l'escalier. Le vol s'était plutôt bien passé mais l'atterrissage fut rude et très peu digne je dois bien l'avouer. Il vint me relever en s'excusant mais de toute façon j'avais trop mal a la tête pour lui en vouloir. Cependant j'acceptais son aide pour me guider jusqu'aux quartiers des guérisseurs.
En passant dans la cour supérieure j'aperçus une femme sublime en train de parler avec Simon, je voulais m'arrêter et supplier l'ambassadeur d'Avalon de me la présenter mais j'avais décidément trop mal a la tête même pour penser.
Enfin j'arrivais dans les salles de soins. Une elfe ravissante me demanda ce qu'était mon problème.
Rewera: -" Migraine horrible, je n'ai jamais eu aussi mal a la tête on dirait qu'elle va exploser"
Druidesse: -" Rien de nouveau alors, hier soir le banquet était bien arrosé, vous êtes la 21eme personne a venir ici avec les mêmes troubles et le déjeuner n'est même pas encore arrivé. Prenez ceci, prenez une de ces pilules maintenant et une dans 2 heures cela devrait suffire."
Rewera: -" Qu'est ce que c'est que ces petites boules ambrées et collantes ?"
Druidesse: -" Des pilules, dans le miel nous mettons des mixtures de plantes, le goût de ces plantes est très déplaisant mais enfermée dans le miel c'est moins mauvais a avaler."
Rewera: -" C'était un concepte trop compliqué pour le moment. Réfléchir était prendre un gros risque vu l'état de mon cerveau, je décidais donc de juste faire ce qu'elle disait."
Elle du voir que je souffrais beaucoup car elle me dit de m'étendre et demanda a Darkame de sortir, puis elle s'approcha de moi et posa ses lèvres sur mon front. J'étais effondré, la seule elfe qui s'intéresserait jamais a moi le faisait quand je n'étais même pas en état de marcher droit. Je doutais que mes performances ne serais ce qu'en paroles et idées sensées ne l'impressionne, si j'arrivais a exprimer ma surprise sur mon visage ce serait déjà bien.
Après quelques seconde elle retira ses lèvres et se releva, étrangement mon mal de tête allait un peu mieux, puis elle alla s'asseoir et me dit que je ferais bien de dormir une heure. Je du réussir a exprimer ma surprise en silence parce qu'elle eut un sourire malicieux et me dit.
Druidesse: -" Les mots de cette prières vont au cerveau des créatures qui les entendent, c'est le chant apaisant de la mère de toute chose, il est de coutume de faire cela les lèvres sur le front du malade, c'est symbolique pour être sur que les paroles ne perdent pas le chemin de l'esprit souffrant. Ne vous faites pas d'idée jeune garou."
Encore une fois j'affichais en vitrine de mon faciès mon expression d'incompréhension la plus travaillée.
Druidesse: -"Ne sois pas surpris mes pouvoirs me permettent de reconnaître tout les enfants de Braialla, de plus ce ne fut pas dur la déesse a laissé son empreinte sur toi, on dirait presque qu'elle t'as physiquement touché."
Rewera: -" C'est bien ça.."
Je redevins vite silencieux pour deux raisons. La première il m'était encore pénible de parler, la seconde j'étais bien content de lire sur SON visage une expression aussi intriguée que la mienne.
Druidesse: -" Que voulez vous dire ? Vous auriez été touché par Braialla ? C’est impossible."
Rewera: -"C'était après la révélation de mon état de garou, je venais d'entrer dans la meute et...." j'arrêtais mon récit car le peu de conscience qui me restait savait qu'il était une bonne monnaie d'échange.
Druidesse: -" Et quoi ? Racontez moi..."
Rewera: -" Je suis désolé mais ma tête me fait trop souffrir... peu être avec une autre de vos prières sur mon front...."
Elle sourit et dit: -" Prier deux fois avec si peu d'intervalle est inutile."
Rewera: -" Très honnêtement je pense que la magie qui me soulage est contenu dans vos lèvres et non dans la prière qu'elles récitent. Mais après tout si vous ne désirez pas entendre mon récit je ferais mieux de dormir."
Elle sourit, visiblement amusé par ma tentative. Puis elle se leva, s'approcha de moi et se pencha sur mon visage. Elle était à quelques centimètres de moi, elle avait le parfum d'une rose et ses yeux verts m'hypnotisaient. Elle s'assis a chevet de mon lit, pris ma main dans les siennes et descendis son visage vers le miens. A cet instant Darkame entra sans frapper ce qui nous surpris ET nous embarrassa au plus haut point. Nous voyant il éclata d'un rire aussi bruyant que le tonnerre lui même et referma la porte. Trois secondes après qu'il soit sortit je l'entendais hurler:
-" Almi, Isy, devinez qui est en train de s'amuser chez les druidesses, RE WE RA et apparemment il est en train de gagner la bataille si vous voyez ce que je veux dire..."
Vu les cordes vocales de ce barbare je pense que seules quelques personnes tout en haut des monts glacés du nord avaient raté la nouvelle, le reste d'Aerynth était maintenant au courant.
L'elf rougit et se leva rapidement pour retourner à son bureau. Je tentais de la rattraper mais ne réussit qu’à tomber de ma couche. Elle revint sur ses pas pour m'aider a me relever et j'étais accroché a elle quand Almiriad et Isyril entrèrent en trombe dans la pièce. Le sourire sur leur lèvres en disait tellement long sur ce qu'il pensait qu'embarrassée la druidesse me lâcha et je me retrouvais a terre, priant pour que TOUT MES CAMARADES connu et a connaître se réunissent TOUS de l'autre côté des royaumes connus pendant une petite semaine. Almi et isy vinrent m'aider à me relever. Je préférais quitter cette pièce avant que tout le camp ne se mette à venir. Je sortis en m'appuyant sur Almiriad et Isyril referma la porte derrière nous. Après quelques mètres je m'arrêtais net et fit demi tour, en ouvrant la porte je la trouvais debout juste derrière le sourire aux lèvres. Au moment ou j'allais ouvrir la bouche elle me dit: -"Yphélyane, je m'appelle Yphélyane."
Rewera: -"Enchanté je suis..."
Yphélyane: -"Rewera, je sais." Elle eut un sourire gêné.
Alors un grand sourire se dessina sur mes lèvres, mon mal de tête n'était plus si important et cette journée allait définitivement être une bonne journée.
Rewera: -" J'ai perdu la deuxième pilule en tombant je viendrais la chercher dans deux heures."
Yphélyane: -" Je peux vous en donner une autre maintenant si vous voulez. " A son air amusé je su qu'elle me laissait faire mon numéro et connaissait d'avance ma réponse...
Rewera: -" Comme vous vous en doutez je préfèrerais revenir la chercher dans deux heures, si cela ne vous gêne pas bien entendu.."
Yphélyane: -" Absolument pas." Puis elle ajouta avec son sourire plein de malice et dit "Tout les guerriers sont les bienvenus ici notre devoir est de prendre soin d'eux."
Je souris, la salua et refermais la porte. Je sursautais en me retournant Isy et Almi étaient tout les deux penchés au dessus de mon épaule et arboraient un grand sourire. Je du me résoudre a faire avec leur allusions et commentaire pendant le trajet et le repas.
J'étais a table avec Godefroi, Gilgalad, Almiriad, Isyril, Darkame et Simon, nous étions presque les premiers dans la salle a manger. Nous discutions de batailles a un bout de la table l'autre était plutôt réservé a la littérature, le repas était bon et ce jour s'annonçait vraiment merveilleux.
Après mangé je pris congé de mes camarades et chefs et sortis sous les allusions répétées des mages déjà bien "liqueureux". (oui vous avez bien vu j'invente des mots) (liqueureux signifie rendu plus heureux par la liqueur)
Je traversais la cour principale et pris l'escalier qui mène a la haute cour, au fond et a droite se trouvait la salle ou j'avais rendez vous avec un ange. Je frappais à la porte et j'entendis sa douce voix me dire d'entrer.
Elle était assise à son étude et se retourna pour me faire face. Il était étrange pour un prédateur d'être pétrifié devant une elfe aussi fine, je n'avais rien a craindre d'elle et pourtant j'étais figé, une sensation nouvelle et effrayante venait de se faire connaître et je ne comprenais pas alors ce que cela pouvait être.
Je restais sur le seuil de la porte, il m'était impossible de bouger ou de parler, elle était la, face a moi, ses yeux me fixaient et figeaient mon corps. Puis elle se leva et s'approcha de moi, elle marchait avec toute la grâce que mettent les anges dans leur vol. Elle arriva devant moi et s'arrêta, j'osais enfin bouger pour prendre sa main. Sa peau était plus douce que la plus belle étoffe qu'il m'ai été donné de toucher et d'une pureté sans défaut. Je posais sa main sur mon visage et une fraîcheur bienfaisante glissa sur tout mon corps. Nos regards ne se quittaient plus, elle s'approcha de moi en fermant lentement les yeux. Je fermais les miens quand un vacarme retentit dans la cour. La cloche sonna et je la lâchais pour ouvrir la porte. Face à moi un soldat au sol tentait de se défendre des attaques d'une créature mi homme mi oiseau. Je sortis mes épées et me jetais sur lui à hurlant. La créature surprise tourna son attention vers moi suffisamment longtemps pour que le soldat a terre la frappe à la jambe avec son épée. La créature ne poussa aucun cri et ne sembla pas ressentir de douleur. Elle se retourna juste vers son agresseur et se remit a l'attaquer. Au moment ou j'arrivais le monstre tenta de frapper le soldat a terre, son bras se leva et je frappais de toute mes forces au niveau du coude. La moitié de son bras tomba sans même lui tirer un son. Puis la voix d'Yphélyane se fit entendre derrière moi, en me retournant j'eu juste le temps de voir deux ailes et des serres géantes, les serres se refermèrent sur ma poitrine et mon épaule droite arrachant de la chair et creusant des plaies très profondes. Je tombais a terre dans un état de semi conscience, la douleur m'avait presque fait perdre connaissance et mon mal de tête avait repris avec une ampleur jamais égalée. Je vis la nouvelle créature lever sa serre puis se retourner vers Yphélyane. Le monstre se dirigea vers elle. A la vue de cette scène je devins comme fou, personne ne lui ferait de mal avant de m'avoir tué. Je relâchais la bête en moi et toute ma haine, mon corps se transforma instantanément et mon mal de tête cessa en même temps. Je me relevais malgré mes blessures et la douleur pour me jeter sur la créature. Mais un champ de force me repoussa et me jeta au sol. Il saisit Yphélyane qui m'appelait au secours, je me redressais pour l'aider mais je fus frappé dans le dos et retombais au sol. Le relatif silence derrière moi m'appris que le combat avait fini et a en jugé par la douleur de mon dos le soldat avait perdu. A cet instant les premiers gardes arrivèrent et attirèrent l'attention de la créature derrière moi. L'autre homme oiseau s'envolait emmenant l'elfe avec lui. Je concentrais toute ma force et fit un bon pour l'attraper, mais arrivant a leur hauteur j' heurtais encore le champ de force et retombais au sol. J'entendis ses appels a l'aide pendant quelques secondes et puis elle disparue. Je me retournais vers la créature restante qui ne pouvait, elle, plus s'envoler ayant été blessée profondément a une aile. A cet instant mon esprit libera totalement la bête et je ne me souviens plus de rien. D'après ce que l'on m'a raconté ma fourrure changea de couleur, normalement argent en forme Vargr, elle devint noire. Je bondis dans le combat, mes blessures ne me faisaient plus souffrir, une seule chose m'obsédait, tuer ce monstre, arracher son coeur et hurler en buvant son sang. Je me jetais sur lui et j'attrapais sa tête dans ma gueule, je serrais de toute la force de mes mâchoires. Avant de mourir la créature me lassera a nouveau la poitrine et le ventre avec ses serres. Quand la créature fut tout a fait morte ma rage se calma, ma fourrure redevint grise et je tombais sans connaissance.

Je me réveillais 14 jours après au château, une jeune elfe était à mon chevet et elle me fit penser immédiatement à Yphélyane. Tout me revint, les hommes oiseaux, le combat, son enlèvement.. Je devais me lever, me lever et partir à sa recherche. Je posais le pied a terre sous les protestations de l'elfe mais ma jambe n'avait aucune force et je tombais a terre et perdis connaissance a nouveau.
Je me réveillais encore au milieu de la nuit. Almiriad et Simon étaient dans ma chambre discutant près de la cheminée. Simon se tourna vers moi et me dit: -" Bienvenu dans le mode des vivants."
Rewera: -" Simon, Almi, que faites vous dans ma chambre. Combien de temps ais je dormis.?"
Almiriad: -" Du calme, du calme, tu es encore faible, pour le moment tout ce que tu peux faire c'est te reposer. Cependant pendant que tu dormais j'ai fait des recherches avec Simon et Isyril, sur les créatures qui nous ont attaqué."
Rewera: -" Les hommes oiseau! Yphélyane..!! Vous l'avez sauvé?"
Almiriad: -" Désolé Rewera mais pour le moment nous n'avons pas de nouvelles, des patrouilles cherchent dans le région mais aucun signe."
A ce moment une intense peine s'abattit sur moi, je sentais un poids sur ma poitrine et en même temps un énorme vide, comme si ce monstre avait enlevé une partie de moi. Tout cela pour une fille que je connaissais a peine c'était étrange, insensé.
Je devais avoir l'air vraiment triste car Almiriad et Simon restèrent silencieux jusqu'a ce que je me reprenne.
Rewera: -" Alors mes amis qu'avez vous trouvé sur ces monstres. Qui sont ils? Et où se trouve leur taniére?"
Almiriad: -" Simon a reconnu ces créatures, elles sont connues en Aerynth sous le nom d'Aracroix, des hommes oiseaux dont la provenance n'a jamais été réellement prouvé, certains pense même qu'ils viennent d'un autre plan d'existence. Le problème est que les Aracroix sont sensé être des créatures a sang chaud et celui que tu as tué n'avais pas une goutte de sang en lui."
Rewera: -" Ce qui veut dire ?"
Almiriad: -" Simon a trouvé la réponse dans une bibliothèque d'Avalon. Dis lui."
Simon: -" Les Aracroix sont un peuple très réticent envers la magie normalement, ils sont chasseurs ou guerrier seule une infime caste pratique la magie. Néanmoins il fut rapporté que cette caste possède des pouvoirs hors du commun. Il possèdent la magie de la mort, ils peuvent animer des congénères morts pour en faire des serviteurs."
Rewera: -" Celui que j'ai tué était donc déjà mort, cela explique sa résistance a la douleur. Mais que venait t'il faire ici et pourquoi avoir enlever Yphélyane?'
Simon: -" Malheureusement nous avons trouvé la réponse a cette question dans les anciennes légendes. Les Aracroix qui pratiquent cette magie interdite vénère un dieu qui se nomme Akhorax, il est dit dans les légendes qu'il est le dieu qui pervertit la nature de toute chose, il est aussi l'ennemi de Braialla. Dans ce culte les sacrifices qui satisfont Akhorax peuvent parait il vous donner accès a de grands pouvoir. Une vierge servante de Braialla est un sacrifice idéal."
A ces mots je devins blême, je devais me lever et aller la sauver. J’essayais de mettre pied à terre mais Almiriad et Simon me forcèrent à me recoucher. J'étais tellement en colère de ne pouvoir rien faire que je ne contrôlais plus mon apparence j'étais a moitié homme a moitié Vargr.
Almiriad: -" Je ne l'ai jamais vu ainsi, se mettre dans un tel état pour une fille qu'il connaît a peine, je ne comprends pas."
Puis une voix douce se fit entendre au fond de la chambre, un elf qui paraissait tricentenaire sortit de l'ombre et s'approcha de nous. Je l'avais déjà vu auparavant c'était un des messagers du grand temple de Braialla. Personne ne sait ou se trouve ce temple, il est caché dans la nature protégé par de puissants sortilèges, les plus sages de l'ordre se réunissent la bas pour décider du meilleur moyen de servir la déesse et lorsqu'ils sont tombé d'accord sur la stratégie des émissaires vont diffuser l'information dans tout les endroits ou Braialla est vénérée. Celui ci s'appelait Alfhryam, c'était un elfe de petite taille et qui était aussi ridé que l'écorce d'un chêne. Il était arrivé 2 jours auparavant.
Alfhryam: -" Ce n'est pas surprenant. Je vais vous révéler un secret que seuls les serviteurs de Braialla connaissent. La verte mère de toute chose veux le bonheur pour ses enfants, elle insuffle dans leur coeur un amour infini pour la personne qui en ce monde serait la plus a même de les aimer et les rendre heureux. Lorsque les enfants de Braialla rencontrent cette personne cet amour est libéré en eux et ils le portent à jamais. Dans le cas de Rewera c'est encore différent. Tu n'es pas un guerrier comme les autres je peux le sentir, je sens la marque de notre mère sur toi et cela fait de toi un de ces enfants. Un enfant qu'elle a bénit avec la chance de rencontrer l'amour au sein même de ses suivants. Elle insuffla d'autre part le même amour dans le coeur d'Yphélyane. Quand deux enfants de Braialla sont destinés l'un a l'autre, dès qu'ils se croisent ils sont liés pour la vie, sentimentalement et psychiquement. Bientôt tu pourra sentir Yphélyane et nous conduire a elle. De plus tu es un garou, tu entends les cris de Braialla, te souviens tu d'un mal spécial ressentit avant que ces créatures n'arrivent ?"
Rewera: -" Des mots de tête horrible."
Alfhryam: -" Je m'en doutais, tu vois ces créatures sont tes exacts opposés alors vous ne pouvez coexister dans le même espace, ton corps se révolte contre leur présence et c'est de la que vient ce mal. Repose toi, il te faut reprendre des forces pour que le liens que tu as avec elle se fortifient et que tu puisse nous guider pour la sauver avant qu'il ne soit trop tard."
Puis il passa la main devant mes yeux et je m'endormis instantanément.
Je fus réveillé en pleine nuit par un fracas dehors, je réussit a marcher jusqu'a la fenêtre et aperçut cinq créatures ailées au dessus de la cour principale, en dessous d'elles des hommes étaient rassemblés et s'employaient a les cribler de flèches, mais sans résultat. Les créatures elles aussi avaient des arcs et faisaient des dégâts dans nos rangs. Un prêtre était agenouillé auprès d'un homme gravement blessé et le soignait quand une des créatures le pris pour cible. Voyant cela Gilgalad se précipita et eu juste le temps de dévier la flèche avec son épée avant qu'elle n'atteigne le pauvre prêtre.
Simon faisait tourner sa lance avec l'agilité qu'on lui connaît, aucune flèche ne passait au travers de cette défense ce qui rendait la créature au dessus de lui hystérique.
Almiriad et Isyril entrèrent dans mon champ de vision accompagnés par Maelven, le meilleur archer de la ville. Isyril portait des cordes sur son épaule et ils couraient tout trois vers Godefroi et Darkame qui se battaient cote a cote. Arrivé près d"eux ils reculèrent pour sortir de la mêlée et pendant qu'Almiriad leur expliquait quelques chose Isyril était en train de les attaché a la ceinture avec la corde. Puis les extrémités des cordes furent attachées à des flèches. Almiriad se mit a réciter une formule magique que je reconnu tout de suite. Le mouvement de ses bras imitant les ailes d'un oiseau et les plumes qu'il tenait rendaient ce sort facile a identifier c'était "chute de plume". Almiriad lançais parfois se sort sur nous lorsque nous étions trop ivre, ça évitait que l'on se blesse. Lorsque vous êtes sous son effet le poids de votre corps est réduit a celui d'une plume et de se fait si vous tombez c'est au ralentit. Quand Maelven encocha la première flèche a laquelle était attaché Godefroi je compris leur plan. Godefroi raffermit sa prise sur sa longue épée et cria quelque chose que je ne compris pas, puis la flèche fut tirée et il fut projeté à toute vitesse en direction de la créature. Le tire était parfait, juste a gauche de la tête de la créature, arrivant sur elle Godefroi leva son épée et frappa. Alors que sa tête tombait avec son corps a terre je suis sur que la créature ne savait même pas ce qu'il l'avait tué.
Darkame cria à son tour et fut expulsé dans les airs, mais la créature bougea et il se dirigeait droit sur elle. Il faut plus que cela pour déstabiliser un berserk, de ma fenêtre il m'était possible d'entendre ses cris, dans cet état il fallait qu'il fasse couler le sang. Il saisit son épée a deux main et la plaça devant lui, se transformant lui même en flèche. En arrivant au contact l'épée traversa la poitrine de la créature et avec la force que lui conférait son état il remonta l'épée et trancha la créature en deux. Almiriad, Isyril et Maelven s'étaient déjà déplacé vers Gilgalad et Isyril lui attachait la taille, mais le commandant montra le prêtre derrière lui, visiblement inquiet pour sa sécurité. A cet instant un personnage entra dans cette scène, un homme en armure complète avec à la main une lance d'ivoire et d'or. Il se faisait appelé Lansalas, il était arrivé en ville depuis une semaine et j'avais eu l'occasion de converser avec lui à la taverne en vidant quelques chopes. Il était la depuis peu mais il s'était déjà fait une réputation d'homme honorable. Il posa la main sur l'épaule de Gilgalad et se posta devant lui en position de défense. Le commandant voyant que le prêtre ne risquait plus rien se prépara a son décollage et fut, comme les autres, projeté dans le ciel vers l'Aracoix, mais il avait été envoyé en peu fort et sa vitesse d'approche était dangereusement rapide. Le monstre le vi et tenta de le frapper, en parant Gilgalad frappa de bas en haut avec son épée et découpa profondément dans la créature de sa cuisse jusqu'en haut de sa gorge. Mais il allait décidément trop vite et allais atterrir Braialla sait ou. Dépassant l'aracoix il planta la lame de son épée dans le dos de la bête et s'y agrippa pour stopper son élan. Il ressorti vite la lame pour ne pas être entraîné au sol par le poids du corps en train de chuter. Seuls 2 assaillants restaient Almiriad et Isyril se concentrèrent sur celui qui faisait face a Lansalas, ils échangèrent quelques mots et tombèrent d'accord sur la tactique a suivre. Almi récita une incantation et un cône de glace fut projeté sur l'aracroix qui fut instantanément congelé. C'était un bon sort mais sans intérêt, il ne blessait que les vivants et son effet ne durait pas longtemps, puis voyant Isyril je compris leur plan. La mage incanta et lança une onde de choc qui fit éclater la créature en morceaux.
A cet instant, Simon, Voyant que seul sa créature restait su que c'était a son tour d'entrer en action, il arrêta le tournoiement de sa lance brusquement et la projeta sur la créature. La lame transperça la créature et la projeta en arrière la plantant dans le mur d'enceinte. C'est alors que Lansalas s'approcha du mur et récita une prière, sa lance s'illumina d'une étrange lueur blanche. Il la projeta sur la créature qui disparu dans un nuage de fumée des le contact avec l'arme.
Le silence revint sur la cour, les corps furent rassemblés et emmenés dans les études des mages puis les hommes se dispersèrent et tout redevint silencieux. Je restais à la fenêtre, pensif, je rêvais éveillé a Yphélyane et aux derniers évènements quand soudain je vis Lansalas passer dans la cour avec ses sacoches sur le dos. Il alla aux étables et en ressortit avec son cheval sellé, il posa ses sacoches sur la croupe et monta en selle. Puis il leva la tête vers moi, me salua et partit. Ce demi elf était décidément étrange mais j'étais certain de deux choses. Je savais qu'il servait les forces du biens et je savais que ne chemins se croiseraient a nouveau.
Je pris ma forme de loup et grimpa sur un des toits du palais, l'air de la nuit m'aida à trouver le sommeil.

Au matin je fus réveillé par du bruit, le vent me rappela tout de suite ou j'étais et je compris que l'on devait me croire disparu. Je redescendais donc dans ma chambre. Me voyant entrer par la fenêtre la druidesse qui venait changé mes pansements leva les yeux au ciel et interrogea Braialla sur les péchés qui lui valurent d'avoir un être comme moi à soigner. Lors de ma transformation mes bandages étaient tombé et les cicatrices étaient a nues. Elles recouvraient tout mon torse, mon épaule et mon ventre, d'après le regard de l'elf, elle se demandait comment quelqu'un dans cet état pouvait encore vivre. Je m'allongeais et la laissa faire son travail, puis des qu'elle fut parti je me relevais et m'habilla. Je descendis l'escalier doucement, mes pas étaient encore hésitants. Traversant la cours ouest je vis Darkame en train de s'entraîner a la hache, je décidais donc de faire le tour par l'autre coté, je ne pensais pas pouvoir survivre a une autre tape sur l'épaule. Je passais sous les arches du palais pour être plus discret, j'ai longé la moitié du château pour arriver finalement a la cour supérieure. Au fond a droite se trouvait l'endroit ou j'avais vu Yphélyane pour la première fois, je voulais y retourner pour retrouver son souvenir. En entrant je crus d'abord que la pièce était vide puis j'aperçu Alfhryam assis au bureau examinant des parchemins.
Alfhryam: -" Déjà levé Rewera, vraiment vous êtes d'une constitution remarquable. Je vous attendais, je savais que vous reviendriez ici, sa pensée vous obsède mon enfant et c'est bien normal."
Rewera: -" Vous avez parlé d'un lien qui se développe entre elle et moi et qui me permettrais de la retrouver, comment dois je faire pour que se lien se renforce plus vite."
Alfhryam: -" Il n'y a qu'un seul moyen connu mais il est dangereux, très dangereux."
Rewera: -" Peu m'importe le danger, je ferais n'importe quoi. Braialla m'a déjà ramené à la vie une fois, la vie que j'ai est sienne et je la donnerais volontiers pour sauver Yphélyane."
Alfhryam: -" Tu as donc rencontré notre mère jeune guerrier s'il te plait conte moi ton histoire...... Je vois Rewera, pour être honnête je suis très surpris, je ne pensais pas que Braialla choisissait des champions en dehors des druides et des rôdeurs. Enfin toujours est il que si notre mère tient a toi, je t'aiderais du mieux que je peux."
Rewera: -" Dites moi juste comment me permettre de localiser mon aimé."
Alfhryam: -" Quand deux enfants de Braialla sont liés comme vous l'êtes a la mort de l'un d'eux l'esprit du mort voyage jusqu'a l'esprit du survivant et reste avec lui pour tout le reste de son existence."
Rewera: -" Si je meurs comment pourrais je même donner sa localisation? "
Alfhryam: -" Le problème est la, il faudra que votre esprit et mes pouvoir arrive a vous ramener jusque votre corps après la mort. Votre esprit se déplace à une vitesse fantastique et il trouvera vite votre aimé, il faudra alors arriver à vous faire revenir. C’est très risqué."
Rewera: -" Ce soir, ici, huit heures et amené tout vos pouvoirs et vos livres."
Puis je sortis régler quelques détails.

Je me dirigeais vers les quartiers du commandant et frappais à sa porte.
Gilgalad: -" Entrez!"
Rewera: -" Mon commandant..."
Gilgalad: -" Rewera? Que fais tu la ? Tu devrais être au lit, retourne te reposer immédiatement."
Rewera: -" Pardonnez moi mon commandant mais c'est impossible. Je suis venu vous demandez un service très important."
Gilgalad: -" Quel service? "
Rewera: -" J'ai un moyen de savoir ou se trouve la druidesse et les aracoix, mais pour cela je dois mourir temporairement."
Gilgalad: -" Mourir temporairement, tu es sur que tu vas bien. La mort n'est malheureusement pas temporaire"
Rewera: -" Celle ci est sensé l'être. Alfhryam sera la et fera revenir mon esprit a mon corps après ma mort. Entre temps mon esprit aura volé jusqu'a elle et je pourrais la localiser."
Gilgalad: -" Ecoute Rewera, je sais que tu tenais beaucoup a elle et que..."
Rewera: -" Je vous en prie mon commandant, il faut que vous veniez, vous savez très bien que je le ferais avec ou sans vous. Votre rôle sera juste de témoin pour certifier que le druide n'y est pour rien. Je ferais venir Isyril aussi, il peut lire dans les esprits consentants, si mon esprit n'arrivais pas a revenir dans mon corps peut être que par ces liens il pourrait me trouver et vous dire ou ils se cachent. Si je ne revenais pas je veux entendre de votre bouche que vous partiriez pour détruire ces monstres et sauver Yphélyane. J'ai confiance en vous je sais que vous ne dites que la vérité."
Gilgalad: -" Si nous venions a trouver la tanière de ces monstres il est certain que notre devoir serait d'aller les détruire. Il se retourna et se remit à lire ses parchemins.
Rewera: -" Huit heure dans les quartiers d'Yphélyane. Merci mon commandant."
Je refermais la porte doucement et m'éloignais pour allé trouver Isyril, je frappais a ça porte et il me dit d'entrer. Arrivant dans la pièce je vis Isyril, Almiriad et Simon assis autour d'une grande table couverte de livres et parchemins.
Il se tournèrent tout les trois vers moi et affichèrent leur air le plus étonné.
Rewera: -" Stop! Avant que vous ne disiez quoi que se soit écoutez moi! J'ai trouvé un moyen pour retrouver Yphélyane, j'ai besoin de toi Isyril, de ta capacité a lire dans les esprits. Almiriad et Simon votre présence n'est pas requise pour vos talents mais je pourrais mourir dans la tentative de ce soir, je serais honoré de mourir au cotés de compagnons comme vous."
Je levais la main pour interrompre leurs questions.
Rewera:-"S'il vous plait mes amis, vingt heure dans les quartiers d'Yphélyane, a tout a l'heure."
Je sortis et décidais d'aller prier la mère de toute chose pour les heures qu'il me restait.

Je ne sais si c'était l'intensité de ma ferveur ce jour la ou mes blessures mais j'eu des visions dans le temple, je courrais avec mes frères sur nos anciennes terres, pas une odeur n'avait changé. Peut être étaient ils venu me chercher, peut être allais je mourir ce soir et les rejoindre. Quelques en soit le prix je devais sauver mon aimé, si elle vivait cela vaudrait bien ma mort. Puis j'entendis l'a cloche sonner huit heures, je me dirigeais donc vers la cour supérieure. J'étais un peu nerveux et j'avais peur que personne n'accepte de venir, mourir seul dans cette pièce n'était pas une bonne façon de mourir.
J'arrivais aux grands escaliers qui menaient a la cour supérieur, arrivé a mi hauteur je vis quatre silhouette encapuchonnées en haut des marches, elles semblaient me fixer. Des bandits ici ? Cela semblait improbable. J'arrivais a leur hauteur et la première silhouette releva la tête, je vis le visage de Gilgalad, derrière lui se trouvaient Almiriad, Simon et Isyril, derrière tout le monde se trouvait une personne que je n'avait pas aperçu auparavant. Elle releva la tête et je vis qu'il s’agissait de la femme que j'avais vu parler avec Simon le jour de l'enlèvement, elle dégageait comme un parfum irrésistible dont on souvenait facilement.
Simon: -" Voici Lilith, c'est une de mes amie, elle a des pouvoirs qui pourraient nous être utile, j'aimerais donc qu'elle se joigne a nous."
Rewera: -" Je te fait confiance Simon, tes amis sont les miens."
Notre groupe se mit en route vers ce qui deviendrait peut être mon tombeau. Nous entrâmes et je fis signe à Alfhryam que tout était normal. Quand tout le monde fut attentif Alfhryam expliqua ce qu'il allait faire. Je lisais dans les yeux de mes amis le désaccord avec ce que j'allais faire mais ils eurent l'élégance de ne rien dire. Puis je pris la parole.
Rewera:-" Isyril je souhaiterais que tu essais de lire mon esprit pendant que je partirais, grâce a notre druide mon esprit gardera un lien avec ce corps, par ce lien tu devrais pouvoir lire mon esprit et ainsi savoir ou je vais. Si je ne revenais pas vous seriez ou les trouver grâce a Isyril. Si je meurs je sais au moins que vous les retrouverez et les ferez payer. S'il vous plait mes amis laissé moi tenter cela." Ils restèrent muets en signe d'acceptation.

Alfhryam: -" Je vais utiliser un sort de choc pour vous tuer Rewera, je choquerais votre coeur qui s'arrêtera, je vous laisserais vingt secondes pour la retrouver et puis je vous ramènerais a la vie."
Rewera: -" Isyril es tu prêt." Il fit un signe de la tête.
Rewera: -" Gilgalad, Almiriad, Simon, Isyril je vous remercie de faire cela avec moi, je n'aurais pu rêver plus formidable groupe pour ma dernière bataille."
Je saluais chacun d'eux et m'allongeais sur la table au centre de la pièce. Isyril posa les mains sur mes tempes et récita une formule, le druide posa la main sur ma poitrine, il eu un sourire triste et puis le noir..........


CHAPITRE 2 : Malédiction

Je flotte, le silence est total, je ne sens plus rien. J'ouvre les yeux et la nature est partout autour de moi. Je descends doucement vers le sol couvert d'herbe verte. Au moment où mes pattes touchèrent le sol, mes sens revinrent. L'herbe était humide et la brise dans ma fourrure était exquisement tiède. Mon odorat revint lui aussi, je fus assailli par de merveilleuses senteurs, toute la richesse de la forêt semblait être concentrée en ce point. J'avais l'intime conviction que cet endroit serait éternellement beau.
Puis je fus arraché à la forêt, une force d'une violence incroyable m'entraina en arrière loin des jardins de l'aurore. Comme si ma poitrine avait été attachée avec une corde et qu'on ait lancé un cheval au galop à l'autre bout, je fut littéralement extirpé à ma dernière demeure. Je ne sentais aucune peine physique mais mes yeux étaient remplis de larmes, c'est ce que l'on ressent lorsqu'on est arraché aux jardins de l'aurore, une tristesse insoutenable. Je voyageais très vite, traversant le ciel nuageux, puis je reconnus le décor en dessous. Cette ville là-bas était Anahera, une ville fondée par des réfugiés d'un autre continent il y a presque 8 ans. D'étranges et féroces guerriers au visage et au corps tatoués. Ces collines, je les connaissaient
aussi, au loin le pic de la dent du dragon, je contournais le pic et continuais vers l'ouest. Je n'avais jamais été dans ces contrées et maintenant je ne pouvais que retenir des directions et chercher des points de repère. Sous moi des bois morts et la désolation partout. Des terres noires et stériles, je sentais le mal dans ce triste décor. Au loin une forteresse se dessinait, elle était de taille honorable et entièrement noire. M'approchant je distinguais plus de détails, des statues de créatures
immondes tronaient sur les toits et les murailles. Sur l'immense porte un nom était ecrit en grandes lettres de fer forgé, mais ces lettres étaient floues je ne pouvait les distinguer, ça devait être de la magie. Cet endroit sentait le mal et la magie noire.
J'allais arriver à la grille quand je fus stoppé net. Une force étrange me retenait prisonier, je pouvais partiellement bouger mais cette force restait collée à moi, comme si une toile d'araignée avait recouvert cette forteresse et que je me sois empétré dedans. Puis à nouveau je fus tiré violemment vers l'arrière mais le champ de force me retenait toujours.

Isyril:-" Il va falloir faire mieux que ca Alfhryam, il est toujours coincé dans ce champ de force."
Alfhryam: -" Si l'onde que j'envoie est trop forte cela pourrait détruire son esprit."
Alimiriad: -" Essayez encore.."
Le druide leva les mains récita une formule à haute voix et pour la seconde fois mon corps sursauta pris de spasmes.
Isyril: -" Toujours pas, on dirait qu'il est collé, comme pris dans une toile invisible. "
Lilith:-" où se trouve-t-il ? Que voyez vous ?"
Isyril:-" Une forteresse noire qui respire le mal et des champs de désolation tout autour."
Lilith: -" Vous ne pourrez pas le ramener il n'y a qu'une seule chose qui puisse le sortir de se sortilège. Je vous demanderais à tous de sortir je ne peux utiliser ma magie avec autant de perturbations."
Almiriad:-" Pas question de partir maintenant, nous allons le ramener."
Lilith:-" Simon, s'il vous plait."
Simon:-" Commandant Gilgalad, je me porte garant de Lilith, je vous assure que si elle dit pouvoir sauver Rewera elle dit la vérité. "
Gilgalad réfléchit un instant et dit: -" Très bien sortons."
Almiriad:-" Mais Commandant..!"
Gilgalad sortit sans ajouter un mot suivit de Simon et d'Afhryam. Almiriad regarda Isyril et l'esprit lourd de remords ils sortirent et refermèrent la porte.
Lilith sortit les mains de sous sa cape, ses ongles etaient long et acérés comme des griffes, elle défit la broche qui retenait sa cape et sa tunique. Elle enleva ses bottes et monta sur la table. Debout au dessus de moi elle me regarda avec un sourire et passa sa langue sur ses lèvres, telle une panthère au dessus de la proie qu'elle se prepare a dévorer. Puis elle allongea son corps sur le mien, ferma les yeux et posa ses lèvres sur les miennes.
J'entendis du bruit derriere moi, un grognement, je me contortionnais pour voir ce qui se passait, pour apercevoir une panthère noire juste a coté de moi. Puis en un instant la panthère devint une femme, je reconnu tout de suite l'amie de Simon, elle se tenait à ma gauche, sa nudité dévoilait une beauté qui me coupa toute faculté de reflexion pendant quelques secondes. Lilith sourit, elle était habituée à cette réaction mais regarder les hommes l'air ainsi hébétés la faisait toujours sourire.
-" Ne bouge pas, je vais te libérer."
Rewera:-" Mais que faites vous là? Et comment comptez vous me libérer de ceci ?"
Lilith portait à la main gauche une bague avec un scorpion au dessus d'une pierre rouge. Elle saisit le scorpion et lui fit faire un demi tour. La pierre se mit à briller et le scorpion s'anima, il monta sur sa main et la regarda, puis elle le déposa sur mon dos. J'étais très nerveux ne sachant pas si j'agissais sagement ou si je rendais les choses encore plus faciles à mon assasin. Le scorpion monta jusqu'à ma main et piqua le champ de force qui se dissolut autour de celle-ci et libéra la majeure partie de mon bras. Il répéta l'opération jusqu'à ce que je sois totalement libre, puis retourna sagement sur la bague de Lilith.
Rewera:-" Merci infiniment de m'avoir sauvé j'ai une dette envers vous."
Lilith: -"Cela tombe bien parceque j'ai une demande a vous faire."
Rewera:-"Tout ce que vous voulez vous avez ma parole , sans vous je serais mort ici."
Lilith:-" Très bien retournons à nos corps."
Rewera-" Impossible, je dois savoir ce qu'est cette endroit, mais je n'arrive pas a lire le nom."
Lilith:-" Je connais le nom, nous devons partir au plus vite."
Rewera:-" Dites le moi alors, je ne partirais pas sans savoir où elle se trouve."
Lilith hésita :-" Havre-Mort, maintenant partons."
L'instant d'après je me réveillais, un poid pesait sur mon corps.
J'ouvrais les yeux sur le visage de Lilith, ses lèvres étaient contre les miennes. Puis elle ouvrit les yeux et se releva doucement. Je fouillais nerveusement autour de la table pour récuperer des vêtements et couvrir ma nudité. Je m'habillais vite et regardais Lilith qui était déjà vêtue d'un air gêné. lle s'en amusa et dit:
-" Vous êtes de retour maintenant souvenez vous de votre parole, je viendrais vous demander quelque chose. D'ailleurs cela doit rester un secret, vous ne devez le dire a personne."
Rewera: -" Je suis honnête homme, je tiendrais ma parole."
Almiriad: -" C'est sa voix, ouvrez je suis sûr que je l'ai entendu.."
La porte s'ouvrit rapidement et mes amis entrèrent.
Il s'inquiétèrent pour ma santé mais je les rassurais rapidement, j'allais tres bien, il nous faut aller parler dans un endroit calme de ce que j'ai vu. Nous allâmes dans une petite salle d'étude a l'écart.
Rewera: -" As tu vu la même chose que moi Isyril.?"
Isyril:-" J'ai vu la forteresse noire, mais je n'ai pas pu lire le nom de cette forteresse ma vision a été magiquement brouillée."
Rewera: -" Havre-Mort! Lilith me l'a dit lorsqu'elle est venue chercher mon esprit, l'endroit s'appelle havre-mort. Cela se trouve a l'ouest du pic de la dent du dragon. C'est là que je dois aller la chercher, c'est là que ces monstres doivent la garder prisonière."
Lilith: -" Pardonnez moi mais Havre-Mort est un problème qui va bien au dessus d'un enlèvement, cette forteresse est spéciale."
Gilgalad: -" Que voulez vous dire ?"
Elle regarda Simon.
Simon: -" Tu peux parler les gens ici sont de confiance."
Lilith: -" Notre réalité n'est pas la seule qui existe, des milliers d'univers comme le notre coexistent dans différentes dimensions. Des failles se forment dans les trames de l'univers parfois et un passage dimensionel s'ouvre. La plupart du temps ces failles s'ouvrent sur des mondes sans vie et rien ne se passe, mais parfois elles s'ouvrent sur un monde habité et des créatures passent au travers, c'est le cas des aracroix. La ville d' Havre-Mort fut créée il y a des siècles par des sorciers déments qui étudiaient les parchemins interdits, la magie de la mort. Ces sorciers devinrent puissants et attirèrent beaucoup de suivants, de jeunes mages en quète de pouvoir les rejoignirent et très vite la ville fut un danger pour les villes alentours. Ces villes s'allièrent et une armée de coalition se mit en marche pour la sinistre forteresse. Les sorciers étaient puissant mais tellement inférieurs en nombre qu'à la fin seul un petit groupe d'entre eux resta, survivant enfermés en haut du donjon. Au comble du desespoir ils se résolurent à une mesure extrème. Ils allaient maudire toute la forteresse. Pris de folie leurs assaillant à l'exterieur de cette pièce deviendraient enragés et s'entretueraient. Cela les condamnait à rester enfermé ici pour survivre à la folie mais ils espéraient bien percer bientôt le secret de la vie éternelle. Alors ils pourraient sortir. Ils se concentrèrent et cumulèrent leur pouvoir pour agrandir au maximum la zone de la malédiction. Là se passa un phénomène étrange, les sages disent que la trame des univers était trop fine à cet endroit et que la puissance du sort la brisa. Toujours est il qu'une faille entre deux univers s'est formée autour de la forteresse. Le monde de l'autre coté de la faille s'appelait Terra. Des créatures de cette univers sont passées dans le notre, elle sont tombées au milieu de la ville. Sur leur monde on les appellent des anges, ce sont des anges maudits. Ils étaient bien plus fort que les soldats et les massacrèrent. Pourquoi après cela ne se sont ils pas entretués, personne ne le sait. Toujours est il qu'une partie d'entre eux s'envola alors que l'autre chosit de s'établir dans cet endroit et depuis ce jour rares sont ceux qui les ont croisés. Puis la ville imprègnée de magie fusionna avec la magie de la faille. Après 2 jours la faille disparut et emporta la forteresse avec elle. Depuis cette forteresse maudite a disparu, elle se déplace avec la faille. Si cette ville maudite est dans les parages cela présage de grands malheurs."
Rewera:-" Il faut agir de suite, prevenir notre roi pour qu'il mobilise l'armée."
Gilgalad: -"Comment en savez vous autant sur ces évènements ?"
Lilith:-" Nous avons été attaqués par ces créatures il y a longtemps et pour notre securité nous dûmes nous résoudre à acheter des informations à un démon de savoir. Et cette information nous a couté très cher."
Gilgalad:-" Simon."
Simon: -" Je repond d'elle commandant, vous pouvez croire ses mots comme si c'etaient les miens."
Gilgalad: -" Très bien, je vais prevenir notre roi, rendez vous dans la salle du conseil dans une heure."
Puis le commandant sortit.
Nous allions aussi sortir quand sur le pas de la porte Almiriad s'arrêta.
Almiriad: -" Par curiosité dame Lilith, combien coute une telle information.?"
Lilith: -" Cent milles." Dit elle doucement.
Almiriad: -" Qu'est ce qu'un démon peut bien vouloir acheter avec cent mille pieces d'or ?"
Lilith: -" On ne paye pas un demon en or, on le paye en ....vies.." Elle avait prononcé ce dernier mot si doucement que c'était à peine audible, mais tout le monde l'avait très bien compris et un silence s'instaura.
Conscient qu'il fallait que quelqu'un nous sorte de cette situation gênante Isyril dit: -" Nous seront peut être tous morts demain alors ce soir soyons saouls. "
Cette remarque arracha un sourire à tout le monde et nous allâmes à nos quartiers sans dire un mot. J'enfilais des vêtements décents et je me reposais en attendant l'heure du rendez vous. J'entrais dans la salle du conseil par la grande porte, le grincement fit se retourner les gens présents. J'étais apparement le dernier à arriver, seul manquait notre commandant. Il y avait là Lilith, le sergent Godefroi, Simon, Isyril et Almiriad. Je m'installais à table avec eux, Almiriad était en train de raconter toute l'histoire à Godefroi. Puis la grande porte s'ouvrit à nouveau et le commandant entra.
Gilgalad: -" Notre roi a pris sa décision. Préparez vous nous partons en guerre.....................

CHAPITRE 3 : Rédemption

Après de longues discutions stratégiques il fut décidé que seul une unité pourrait quitter la ville.
Ces créatures étaient trop puissantes, si elles attaquaient la ville il faudrait beaucoup d’hommes pour les arrêter.
Une unité spéciale fut créée. Elle se composait Du commandant Gilgalad, du sergent Godefroi, d’Almiriad, d’Isyril, de Darkame et de moi. Puis Lilith et Simon demandèrent à venir, nous savions qu’ils seraient d’une aide précieuse donc ils furent acceptés dans notre expédition. Nous avons salué nos camarades et nous nous sommes mis en route vers la porte principale de la ville. Arrivés dans la grande rue nous vîmes que deux personnes étaient au milieu de la route et visiblement nous attendaient..
En nous rapprochant nous avons reconnu le personnage de gauche c’était un barde de l’alliance nommé Omy, Il portait toujours une longue cape avec une capuche que ne laissait dépasser que des mèches de cheveux blancs. D’après ce que l’on disait il voyageais tout le temps c’est pour cela qu’on l’apercevait rarement en ville. Il parait qu’il connaît des chants de tout le coin du royaume et qu’il a voyagé partout. L’autre en revanche m’était inconnu, je ne l’avais jamais vu entre les murs d’Aldasil. De plus lui aussi portait une cape et une capuche.
Isyril : « Il s’appel Mellyrn, c’est un mentaliste. Il vit à l’écart dans une partie du château ou personne ne va jamais. Il est connu pour deux choses ses grands pouvoirs et pour sa malchance. »
Rewera : « Intéressant personnage j’ai hâte de le rencontrer.. »

Nous arrivâmes à la porte et le groupe s’arrêta. Omy prit la parole.
Omy : « Bonjour a vous commandant, Mellyrn et moi vous attendions pour nous joindre a vous. »
Gilgalad : « Vous joindre a nous ? Vous ne savez même pas où nous nous rendons. »
Omy : « C’est exact ! Mellyrn est venu me trouver et m’a dit que dans votre quête vous auriez besoin de nous, donc nous voilà. »
Gilgalad : « Mellyrn ? »
Mellyrn : « Commandant, j’ai vu que vous auriez besoin de nous, cela ne vous coûte rien de nous emmener avec vous. De plus vous savez que vous aurez besoin de combattants une fois la bas. »
Gilgalad : « Je suppose que si Valareth vous fait confiance je n’ai pas de raison de ne pas en faire de même. »
Omy : « Merci infiniment commandant. »
Omy poussa Mellyrn du coude.
Mellyrn : « Merci…… »
Les deux personnages encapuchonnés se joignirent donc à notre groupe.
Nous sommes monté a cheval et nous sommes partit vers l’ouest. Nous avions calculé que nous chevaucherions pendant trois jours avant d’arriver.

Les deux premiers jours se passèrent sans encombre, si l’on exclu que Mellyrn était tombé de cheval deux fois déjà et qu’il n’arrêtais pas de se plaindre. Heureusement Omy chantait le soir pour nous apaiser et nous détendre, il ne quittait jamais ça mandoline et ses deux sabres elfiques.

Le troisième jour nous avons décidé de dormir dans une taverne à 60 lieux de l’emplacement présumé d’Havre-Mort. Nous sommes arrivé à la taverne vers vingt et une heures. Quand nous sommes entré la salle semblait vide. Nous nous sommes installés à une table en attendant l’aubergiste. Puis d’un coin sombre de la salle quelqu’un dit : « L’aubergiste ne viendra pas il est ivre mort dans la réserve, faites comme moi servez vous et laissez lui l’argent sur le bar. »
Je connaissais cette voix. En me concentrant ma vue devint plus claire et j’aperçus une lance d’ivoire et d’or qui ne m’était pas inconnu.
Rewera : « Lansalas, Aerynth est vraiment un petit royaume on dirait, que fais tu ici cher ami ? »
Il sortit de l’ombre, s’approcha, salua tout le monde et vint s’asseoir à coté de moi.
Lansalas : « Après la bataille au château ma déesse m’a parlé, elle m’a ordonné de venir dans cette taverne et d’attendre ceux qui marcheraient vers les portes du mal. Vous connaissant je suppose que je ne me trompe pas de groupe.
Commandant Gilgalad puis me joindre à l’expédition que vous menez ? »
Gilgalad : « Vous avez combattu a nos cotés pour défendre la ville je ne vois aucune raison de ne pas vous faire confiance. De plus si on considère à quel point le paysage se dégrade et devient stérile depuis 10 lieux, nous aurons besoin de toute l’aide possible. »
Lansalas : « Merci commandant. »
Almiriad parlait à l’oreille de Darkame. Le visage du barbare s’illumina de joie. Il se leva prestement et partit dans la réserve. Isyril et Almiriad se regardaient avec un sourire satisfait. On entendit beaucoup de bruit dans la réserve puis Darkame réapparut avec un tonneau énorme dans les bras. Ce récipient devait au moins peser cent cinquante kilos et il le portait dans ces bras en souriant. Je compris très vite la source du bonheur des deux mages.
Darkame : « Almi, tu avait raison au fond de la cave il y avait des tonneaux plus gros. »
Almiriad se fit tout petit derrière la table lorsque tous les yeux se tournèrent vers lui.
Omy : « D’un autre coté, maintenant qu’il l’a sortit de la cave…. »
Isyril : « Oui, c’est vrai il a sûrement abîmé le fut de toute façon la bière va se perdre. »
Darkame : « Bon je la pose ou la bière, porter tout ça moi ça me donne soif… »
Gilgalad sourit devant les regards avides tournés vers le tonneau et fit signe au barbare de poser le tonneau. On cassa le couvercle et tout le monde pris des chopes derrière le comptoir. Lilith pris un vin rouge aux épices derrière le comptoir et le versa dans une coupe qu’elle sortit de son sac. La coupe était visiblement en argent, un texte dans une langue qui m’était inconnu était gravé tout autour.


Avant même que Lilith est pu porter la première gorgée de vin à sa bouche un vacarme se fit entendre à l’extérieur. Des gens de notre expérience reconnaissent très vite le son des armes qui s’entrechoquent. Tout le monde dégaina, puis un voix forte se fit entendre : « Par Braialla je vais tous vous renvoyer voir votre créateur. »
Je reconnu l’accent typique qu’avait les gens dans les royaumes des neiges éternelles ou je vivais. Un guerrier de Braialla était en danger. La seule idée provoqua ma transformation. Me voyant grandir et me recouvrir de fourrure mes amis, qui pour le moment avançaient prudemment vers la porte, comprirent que leur intention d’arriver discrètement dans la bataille allait être ruinée.
Enfin je sentais la force de la mère de toute chose dans mes veines, mes griffes et mes crocs réclamaient du sang maléfique….
Je poussais un hurlement anormalement sauvage et ma fourrure vira au noir. Les gens présent savaient que c’était mauvais signe et s’écartèrent de la porte.

*Protéger les enfants de Braialla*
*Détruire le mal*
*Protéger notre mère*
*Détruire le mal*
*Détruire…..*

Incapable de la moindre pensée cohérente je me jetais en hurlant sur la porte et la fit explosé a l’impact de mon corps. Des éclats volèrent partout avec une telle violence que pendant un instant les combattants à l’extérieur s’arrêtèrent pour voir la cause de ce fracas.
Arrivé dehors je me retrouvais face a six orcs, armés de haches et d’épées longues. Je sentais leur appartenance au mal et je sentais aussi leur peur. Ce sentiment si doux m’emplit de joie et je hurlais de toute mes forces pour attirer l’attention des dieux sur le sort que je réservais au mal. Ce hurlement les glaça de terreur et ils restèrent immobiles lorsque je bondis sur le premier d’entre eux.
Arrivant à côté de lui il tenta de se sauver, alors qu’il se retournait pour courir, je le frappais, g

Par rewera
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