LES EXILES DU DESESPOIR
… « Tout était noir et silencieux. Lansalas se sentais flotter, comme porter délicatement par un nuage. Ses sens ne recevaient plus rien. Il contemplait le néant. Puis au loin il vit un silhouette blanche se détaché dans l’obscurité. Plus elle se rapprochait plus il se sentait bien et rassuré. Il retrouvait des sensations, a nouveau il sentait son corps, il pouvait bouger. Puis les ténèbres autour de lui se mirent à s’éclairer, en un instant il fut entouré par une lumière aveuglante. Il fermait les yeux. Puis il entendit un bruit, très lointain au début puis plus présent, un bruit d’eau. Puis des odeurs arrivèrent a lui, cet endroit tout a coup sentait l’herbe fraîche et le parfum délicat des fleurs sauvage. Une brise tiède vint caresser son visage et s’y attarda. il rouvrit les yeux et vis face à lui une femme à la longue chevelure blonde, Elle portait la robe des servantes de ma déesse, dame Karana.
En y regardant de plus près cette robe était différente, elle avait des fleurs et des plantes brodés dessus avec un fil vert qui semblait végétale. De plus elle exhalait le parfum envoûtant de tous les végétaux brodés sur sa robe. Ses yeux reflétaient une infini bonté et de la mélancolie. Puis il s’aperçu que cette brise qu'il sentait était le contact de sa main sur sa joue. Elle la retira et dit :
Karana : « Lansalas, mon cher enfant, tu m’as encore une fois servis avec loyauté et honneur, au prix d'un sacrifice personnel comme le bannissement de notre monde. Malheureusement tu ne pourras plus jamais foulé le sol de Norrath, tu as laissé ton ancienne vie de plein grés pour me servir et pour sa je te suis reconnaissante.
Comme je te l’ai dit tu ne peux revenir, le bon cœur de ma sœur Braialla nous aurais laissé briser la règles, mais la cohésion de tout les univers est préservé par des règles édités par les plus anciens des dieux. J’espère que tu comprends que je ne peux pas te ramener chez toi. »
… : « Tout à fait dame Karana, je savais les conséquences des mes actes et j’ai accepté cette mission en connaissance de cause. J’aurais juste une faveur à vous demander si vous le permettez. »
Karana : « Bien sur. »
… : « Je souhaiterais voir une dernière fois mon foyer, ma femme et mon fils juste un instant. »
Elle sourit gentiment et ferma les yeux. Puis son visage devint grave. Des larmes coulèrent de ses yeux clos.
Karana : « Es tu sur de vouloir emporter ce fardeau avec toi mon enfant dans ta nouvelle vie ? »
… : « L’amour n’est pas un fardeau, c’est la bénédiction qui me permet de survivre au travers des épreuves, ma femme et mon fils étaient tout ce que j’avais de plus cher, je vous en prie laissé moi les voir une dernière fois. »
De son regard triste coulait encore des larmes, elle mit la main sur ses yeux et il vit….
D’abord il entendit les bruits de métal, puis des jurons, il connaissait cette voix. c’était un vieil ami nain nommé Tarakona, il reconnaissait sa voix aisément après tant d’année passées a combattre cote a cote, de plus il avait un répertoire limité de jurons donc il ne pouvait y avoir erreur. Puis la scène devint claire et il fut pris d’horreur. Dans la salle a manger il vit Tarakona, il portait ses armes préférées, des griffes d'une matière étrange, et s’en servait pour s’attaquer aux quatre orcs face a lui. Le combat était étrange, pourquoi son amis ne se déplaçait pas, c’était inhabituel, généralement il bougeait beaucoup en combat et la il restait dans un coin de la pièce comme si il protégeais cette endroit précis.
La table le gênait pour voir se qu’il y avait derrière le nain, si seulement il pouvait voir de plus haute… A peine y eu t’il pensé qu’il s’éleva au dessus de la scène comme il le voulait. Avec horreur il vit ce que Tarakona défendait. Son fils était adossé contre le mur, gravement blessé et a peine conscient. Elhmyanne, ou était elle, il pensa a aller dans les autres pièces et s’y retrouva instantanément.
Quand il entra dans la chambre il vit trois orcs dans la pièce dont un avait capturé sa femme et la maintenait alors qu’elle se débattait. Son esprit retourna vite dans l’autre pièce pour essayer de prévenir Tarakona, mais quand il arriva le nain était face à cinq orcs, trois gisaient à ses pieds mais deux nouveaux combattant venaient d'entrer. De plus son ami était déjà sévèrement blessé, il avait la poitrine lacérée en plusieurs endroits et son visage portait une vilaine entaille sur la joue droite. Il ne pourrait rien faire il allait sûrement mourir lui aussi.
Puis il retourna dans la chambre, Il vit sa femme sur le lit, elle était maintenue par deux orcs et un troisième brandit sa hache au dessus de sa tête. Elhmyanne ferma les yeux doucement, elle chuchota un mot, puis sourit et la lame frappa sa tête.
….. : « NOOOOOOON….. !!!! Elhmyanne, non. »
Il avait entendu le mot qu’elle avait prononcé, c’était son nom, Lansalas……
Les bruits de combat l’arrachèrent à sa douleur et il retourna vers son ami et son fils. Tarakona ne tiendrait plus très longtemps, cinq étaient morts mais il en arrivait encore.
Lansalas : « Dame Karana, je vous en prie je dois vous parlez. »
Elle apparut à ses cotes.
Lansalas : « Vous offrez a vos paladins l’honneur de pouvoir une fois dans leur vies vous demander une faveur. Je voudrais utiliser la mienne maintenant. »
Karana : « Lansalas tu sais très bien que tu ne peux l’utiliser pour toi-même, tu ne peux utiliser cette faveur que pour quelqu’un d’autre. »
Lansalas : « Je sais ma dame je vous demande de faire venir Tarakona et mon fils dans cette univers, ils resteront ici avec moi, c’est mieux que la mort certaine qui les attends. »
Karana: « J’ai fait les règles et je ne les changerais pas, si telle est ta requête je te l’accorde. »
L’instant d’après Lansalas se retrouva dans une clairière et non loin de lui se trouvait Tarakona, totalement ébahi par le fait de se retrouver ici alors qu’il s’apretait a mourir dignement et l'enfant était allongé par terre.
Puis Tarakona vit le paladin et sa confusion fut encore plus totale. Puis il se rappela de son fils et se retourna. Il prit sa tête pour la relever et la soutenir. Lansalas arriva a lui en courant.
Lansalas : « Comment vas t’il ? »
Tarakona le regarda fou de désespoir, des larmes roulaient sur ses joues, il n’avait ni femme ni enfant et considérait Themias comme son propre fils.
Puis vaincu par ses blessures et la fatigue il se laissa tombé a terre, allongé sur le dos il poussa un cris dans lequel la rage et la peine se mélangeaient.
Le paladin pris le corps de Themias dans ses bras, la nuit allait tombé et il devait lui faire une sépulture et recommandé son âme a sa dame dans ses prières.
Au moment ou il se leva avec son enfant dans les bras son cœur s’emballa un instant puis redevint tout a fait calme, avec le recule il compris qu'il etait mort ce jour la. C’était plus qu'il ne pouvait en supporter. Il était trop triste pour même pleurer, il était au delà de toute peine, seul restait le vide.
Puis au loin il vi un animal approcher à toute vitesse.
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Rewera : « Non Almiriad nous n’irons pas chasser ensemble, je sais que cela t’amuse de me voir courir en loup mais la dernière fois tu as tout gâché. »
Almiriad : « Tu voulais tuer ce sanglier non. ? »
Rewera : « Comment t’expliquer, pour quelqu’un qui aime chasser une boule de feu pour tuer un sanglier c’est excessif et pas très palpitant. »
Almiriad : « La dernière fois ça ne compte pas j’étais saoul. »
Isyril : « Tu l’es aussi ce soir. »
Almiriad : « Pourquoi dis tu cela, tu sais que ce n’est pas vrai. »
Isyril : « Très bien alors dit moi ou est ton grimoire ? »
Almiriad : « Heu je ne sais plus. »
Isyril : « Dans mon sac tu l’as perdu quand tu chantais et dansais sur le bar dans la taverne. »
Almiriad : « Bon d’accord je suis saoul. Bonne chasse Rewera. »
Je sortis du jardin des délices et me dirigeait vers la forêt. Arrivé a la lisière je pris ma forme de loup et partit dans les bois a toute vitesse. Puis j’eu une hallucination, je voyais Braialla, glissant entre les arbres, flottant a quelque centimètres du sol. Elle était douce et dégageait une chaleur apaisante. Elle était devant moi, puis son visage devint préoccupé, inquiet. Elle regarda vers l’ouest, se retourna vers moi puis partit dans cette direction.
Je m’élançais après elle, je sentais qu’elle voulait m’indiquer quelque chose.
Arrivé a la lisière d’une clairière j’entendis un cri horrible, un cri de rage et de désespoir, d’instinct je plaignais le sort de l’homme qui pouvait avoir en lui tant de peine.
Je m’élançais en direction du bruit et me retrouvais dans une clairière, la je fis halte. Une odeur atroce, l’odeur du mal, cela venait de la même direction que les sons. D’ici j’apercevais des silhouettes mais rien qui ressemblait a ce que je sentais. C’était l’odeur caractéristique des afseth, des hommes qui sont devenus des bêtes. Bien des points d’eau furent pollués par la magie noire des mages humains les plus vils, ces lacs étaient « maudits ». Mais personnes ne le savait alors les gens des villages voisins continuèrent à y aller et furent contaminés. Certains moururent sous la charge maléfique qui prenait possession de leur corps, d’autres survécurent mais sont devenu à jamais des bêtes maléfiques. Ils chassent toutes les créatures vivantes et les massacrent. En tant que fils de Braialla tuer ces abominations était un devoir et un plaisir. Ils étaient durs à trouver car une de leur caractéristique était de posséder des dons magiques comme l’invisibilité. Mais rien ne pouvait trompé mon odorat.
Je me suis donc rapproché prudemment des silhouettes que j’apercevais.
En avançant je sentais la présence du mal de plus en plus intensément. Ces silhouettes seraient elles des afseths? Non ils portaient des armures et ces monstres n’en portent pas. Puis me rapprochant encore je distinguais mieux. Il y avait un homme debout qui portait un petit homme ou un enfant inconscient dans ses bras. Celui qui était allongé au sol était un nain, il se releva difficilement. Tout a coup j’aperçu l’arme dépasser dans le dos de l’homme debout, cette lance ivoire je la connaissait., Lansalas.
Que faisait il ici, n’était il pas mort ? Puis je vis la forme d’un afseth se matérialiser derrière lui. Je me mis à courir à toute vitesse pour sauver mon ami.
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Gilgalad était monté sur la colline tôt dans la soirée, comme à chaque nuit ou Saedron était pleine il partait à l’écart. Des rumeurs couraient sur le pourquoi de cette habitude, mais personne n’aurait osé suivre notre commandant. De plus ceux qui savaient ne le révèlerait jamais.(cf. La solitude des chefs)
Il arriva en haut de la colline, s’agenouilla face à la pleine lune et sortit un gros rouleau de parchemin. Il l’ouvrit en commença sa prière.
Après une vingtaine de minute Gilgalad fut interrompu.
Il partait toujours profondément dans la foret pour prier, pour être sur de n’être pas dérangé. Il venait d’entendre au loin un cri, cela ne présageait rien de bon, il ferait mieux d’aller voir, la prière devrait attendre. Il sortit son épée et partit dans la direction du bruit. Le son était lointain il ne pouvait donc que trouver une direction générale. Il marchait prudemment a travers les bois, il ne se sentait pas bien quelques chose le gênait tout au fond de lui. Comme si la vie elle-même avait été dérangé, quelque chose s’était passé et notre univers avait changé, il ne comprenait pas pourquoi ou comment mais il le sentait, quelque chose venait de se passer.
Il marcha pendant une vingtaine de minutes et se retrouva à la lisière d’une clairière. En arrivant il vit un homme qui ramassait un corps et un nain allongé a terre. Il était derrière ces personnages et vit tout de suite la lance que l’homme avait dans le dos. C’était la lance de Lansalas. Il n’était donc pas mort et toujours dans notre monde.(cf. Les anges maudits)
Puis le nain se mit a genoux a coté de lui. Le corps que Lansalas portait ne semblait pas très grand, peut être un nain ou un enfant. A cette instant Gilgalad eu une sensation horrible, il sentait la souffrance et le malheur, sa sensibilité de garou etait nouvelle, il venait juste de decouvrir cette etat et ne maitrisait pas bien ses emotions. Son odorat fut agressé par l’odeur putride du mal, celle d’un afseth. Il vit la silhouette d’un de ces monstres se matérialiser derrière Lansalas.
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Lansalas ne distinguait pas de quel animal il s’agissait au début, puis la forme d’un loup se dessina plus clairement. Un loup seul qui chargeait deux personnes était vraiment étrange. Il ferma les yeux pour sentir l’aura de ce loup. Il sentit une étrange sensation, on aurait presque dit la marque de dame Karana, mais c’était légèrement différent. Ce qui était sure c’est que cette créature portait la marque d’une divinité du bien il n’avait donc rien à craindre d’elle. Au moment où il ne concentra plus toute son attention sur le loup il ressentit une présence maléfique autour de lui. Puis une horrible douleur dans le dos. Ses forces l’abandonnèrent et il tomba a terre
Tarakona : « Lans… Non… ! Maudite créature je vais arracher ton cœur pourrit et nous le regarderont s’arrêter de battre ensemble.
Le nain bondit sur ses pieds, sa colère masquait maintenant la douleur. Il était connu pour cela dans le royaume glacé de Thurgardin, sa colère touchait à la folie. Cela avait souvent failli lui coûter la vie.
Il écarta les bras, pointa ses griffes d’acier vers l’afseth et bondit en hurlant.
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Je courais aussi vite que mes pattes me le permettaient. Je vis Lansalas rester immobile un instant puis le vis tombé a terre. Quand j’aperçus la créature derrière lui elle avait un de ses bras noirs et griffus tendu en direction de Lansalas. Puis une odeur familière se répandit dans l’air.
Une odeur qui me rendit enragé. L’odeur du sang. Pendant que je courais mon corps se mit a changer, je grandis, puis me redressais pour courir sur deux pattes, mes pattes avant devinrent des bras puissants terminés par des griffes acérées. Le cri du Vargr se fit entendre. J’accélérais encore ma course et mes muscles grossirent encore. Mes yeux se tintèrent de rouge et ma fourrure tourna au noir. C’était une bataille où il n’allait pas y avoir de prisonniers.
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Gilgalad eu d’abord un doute, la forme était encore a moitie invisible et floue. Puis un des bras du monstre frappa dans le dos de Lansalas.
Gil s’élança arme au poing. Il entendit le nain dire quelque chose et le vit se relever. Il se tenait en garde face à la créature. Puis il chargea le monstre.
Le commandant qui n’était pas très loin allait arriver au contact lorsque quelque chose le frappa à la jambe et le fit chuter dans sa course.
Il roula a terre habilement, se releva et se retourna instantanément pour faire face a cette adversaire imprévu. Devant lui un autre afseth finissait de redevenir visible. Le commandant tenta d’en finir tout de suite et sauta à la tête de la créature épée en avant, mais le monstre esquiva et le frappa à la poitrine. Les griffes de l’afseth laissèrent des traces profondes dans le métal de son plastron et le choc l’envoya en arrière non loin de l’endroit ou se déroulait le combat entre le nain et l’autre monstre.
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Tarakona bondit sur le monstre à toute vitesse, le monstre le frappa et entailla son visage mais il continua sa charge, rien ne semblait pouvoir se mettre entre lui et sa vengeance. Il arriva au corps a corps et toucha deux fois la créature au ventre. La bête cria mais continua le combat. Elle toucha a nouveau le nain, ses griffes laceraient le visage et le torse du nain. Tarakona, désavantagé par sa petite taille se jeta de tout son poids vers une des jambes de l’afseth, les griffes en avant, le poids de son corps lancé permis aux huit lames de trancher la jambe.
Le monstre tomba a terre avec un hurlement de douleur.
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J’allais arriver au contact quand mon instinct me dit que quelque chose n’allait pas. Je sentis un mouvement derrière moi et j’eu juste le temps de plonger a terre. Des griffes passèrent au dessus de ma tête. Je me retournais pour frapper cet assaillant mais je fus touché au visage avant d’avoir le temps de faire quoi que se soit. Je n’étais pas face à un mais à deux nouveaux monstres. La douleur fut horrible et je poussais un hurlement.
Depuis l’aventure de Havre-Mort (cf les anges maudits)mon esprit et celui d’Isyril étaient restés en quelque sorte connectés, quelques liens magiques ne s’étaient toujours pas dissipés.
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Isyril était assis avec Almiriad dans le jardin des délices, ils continuaient à boire en conversant bruyamment. C’était une douce nuit pour être ivre. Puis un horrible cri retentit dans sa tête et la douleur arriva. Il tomba a terre en gémissant.
Almiriad : « Isy ? Ca va ? »
Isyril reprit ses esprits et se releva.
Isyril : « Rewera, la douleur horrible. »
Isyril regarda autour de lui pour voir qui était la. Il trouva Slaine, Darkame et Omy en train de boire au fond du jardin.
Isyril : « Dépêche toi Rewera vient d’être gravement blessé nous devons aller l’aider. »
Almiriad : « Mais ou ? »
Isyril : « Je ne serais pas l’expliquer mais je sais que je trouverais le chemin . »
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Le nain eu un sourire mauvais, chargé de haine et de violence. Il frappa de toutes ses forces au visage de la créature. Les lames transpercèrent le crâne du monstre. Il les retira et frappa encore et encore.
Puis recouvert de sang noir gluant il s’arrêta, regarda le corps horriblement mutilé de la bête, puis se tourna vers le corps de son ami.
Tarakona : « Je n’aurais même pas été capable de sauver qui que se soit, pardon Lansalas, pardon… »
Des larmes coulaient le long de ses joues. Il tomba a genoux près du corps de son ami. Puis perdit connaissance.
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Gilgalad se releva péniblement, le choc était violent et il eu du mal a reprendre ses esprits. Il tituba et se remit en garde. L’afseth l’attaqua mais c'était un guerrier d’exception et il parât toutes les attaques sans trop de mal. Il tenta de frapper au cœur de la créature mais au contact la lame rebondit sur la peau du monstre. Ce combat lui sembla soudain très compromis, il ne voyait pas comment tuer une créature que son arme ne blessait pas.
Il parât encore deux fois et riposta deux fois. Chacun de ses coups touchaient mais jamais son épée ne blessa ce monstre.
Puis il tenta d’attaquer a la tête, mais l’afseth était bien plus grand et il du ouvrir considérablement sa garde pour y arriver. Son épée rebondit sur le visage du monstre pendant que les griffes acérées plongèrent vers la gorge sans défense de Gilgalad.
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La douleur était atroce, mon œil droit avait été mutilé et le gauche était recouvert du sang qui coulait de mes plaies. Je me redressais fou de rage et sautais sur le premier afseth, celui qui m’avait blessé me semblais t’il. En réalité peu importait il me fallait faire couler le sang.
Je suis arrivé sur lui a toute vitesse et il ne pus m’éviter, sous l’impact il tomba a terre. Je sautais sur son torse pour lacérer son visage avec mes griffes. Je frappais encore et encore mais je n’arrivais pas à entamer sa peau. Puis je sentis une main glacée et rugueuse sur ma nuque, elle sera mon coup et me souleva du sol. Je me débattais sans résultat.
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Le groupe était partit au plus vite, Isyril leur avait dit de ne pas poser de questions et de suivre ce qui leur avait fait gagné beaucoup de temps. Il courait devant, les mages n’étant pas des athlètes après cinq minutes de course ils étaient très essoufflés. Almiriad qui fermait le peloton lui était à l’agonie depuis les premiers trois cents mètres, de plus il était passablement ivre. Il souffrait mais avançait à la volonté. Omy courait avec l’agilité qu’on lui connaît, il ne semblait même pas faire le moindre effort. Darkame et Slaine étaient des hommes rudes qui avaient chassé des jours entiers dans les montagnes glaciales, une petite course n’allait certainement pas les fatiguer.
Puis Isyril poussa un gémissement et tomba à terre, les barbares le relevèrent.
Omy : « Que t’arrive t’il ? »
Isyril : « C’est, c’est Rewera, j’ai encore sentis une douleur horrible et maintenant je ne sent plus rien. »
Omy : « C’est plutôt bon signe au moins cela veut dire qu’il ne souffre pas. »
Isyril : « Tu ne comprends pas Omy, je ne sens plus…rien… »
Tout le monde resta silencieux. Isyril était choqué par la sensation horrible qu’il venait de ressentir. Mais il se ressaisit vite et dit.
Isyril : « Venez je sais qu’il est par là. »
Puis il partit en courant. Les autres s’élançaient à sa suite. Etrangement Almiriad n’était plus du tout essoufflé, il n’avait même pas l’air d’avoir fait le moindre effort de plus il paraissait totalement sobre soudainement. Ce phénomène avait déjà été souvent observé chez lui sur les champs de bataille. Il ne paraissait jamais essoufflé ou épuisé, en tout cas jamais avant la fin de la bataille. Certains disaient qu’il connaissait un ancien sort qui lui permettait de totalement contrôler son corps, mais personne ne savait vraiment.
En tout cas il partit avec les autres. La tension était maintenant palpable dans le groupe et chacun courait avec la main sur l’arme en cas d’attaque. Puis ils entendirent le bruit du métal . Ils pouvaient apercevoir entre les arbres le début d’une clairière. En arrivant à la lisère ils virent une chose étrange qui les stoppa net.
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Gilgalad sentit une horrible douleur à la gorge. Il tomba a terre et la douleur fut telle qu’il prit sa forme Vargr. Son instinct de survie l’avait transformé, son corps savait qu’avec les pouvoirs de régénération des Vargr il avait peut être une chance de s’en sortir.
Mais l’afseth pris le corps de Gilgalad a bout de bras et le jeta au sol. Des sinistres craquements se firent entendre avec le bruit du métal. Puis Le commandant de la Légion Naerth tomba dans un rêve qu’il savait éternel….
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J’avais beau me débattre de toute mes forces je ne pouvais me défaire de l’étreinte sur ma nuque. La main se resserrait continuellement et le sang commençait a manqué a mon cerveau. Puis j’ai arrêté de me débattre, le monde était flou et cotonneux, j’étais léger et je ne sentais plus la peine. Puis mon esprit a vagabondé vers de vieux souvenirs. Je revis d’agréables moments de ma vie, la chasse avec ma meute, mon enfance au village, cette nuit a la taverne ou j’ai trouvé une nouvelle famille (cf nouvelle famille), Yphélyane et son regard si doux, je portais en moi son âme et son amour (cf les anges maudits). Tout ces bons moment revinrent a moi, puis le néant m’engloutit quand la main fut complètement refermée.
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… : « Lansalas…Lansalas…
Lansalas : « Dame Karana ? »
… : « Non Lansalas, ma sœur ne peut interférer avec les affaires de ce monde, je suis Braialla. »
Lansalas : « Pardonnez moi dame Braialla votre voix est aussi douce que celle de ma déesse et vous dégagez la même apaisante chaleur. »
Braialla : « C’est normal cher paladin, ma sœur et moi sommes très proches. Elle t’estime beaucoup et je sais que tu l’as servit loyalement. C’est pour cela que j’ai une proposition à te faire. Je sais que le sort t’a accablé et que tes attaches dans le monde de Norrath t’ont été cruellement volées. Accepterais tu de rester sur Aerynth pour me servir ? Tu as certains pouvoirs que personne ne connaît dans cet univers, ils me seraient très utile pour une certaine mission que j’ai à te confier. C’est une mission très importante et décisive qui malheureusement coûtera la vie a beaucoup de mes enfants je le sais, mais cela doit être fait quel qu’en soit le prix. »
Lansalas : « Ma vie s’est arrêtée dans cette clairière dame Braialla, si vous m’en offrez une autre elle vous sera évidement dévouée. »
La déesse sourit, il était bien comme l’avait décrit sa sœur. Son cœur était droit et son devoir guidait toutes ses actions.
Braialla : « Qu’il en soit ainsi Lansalas, renais au royaume d’Aerynth et soit mon paladin. »
Une lumière blanche enveloppa Lansalas et il se sentit tomber. Il sentait a nouveau son corps mais ne pouvait pas bouger, la lumière était toujours là. Puis il se sentit quitter le sol.
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Isyril et Almiriad sentir une magie très puissante engloutir la clairière.
Le groupe fixait la silhouette entourée d’un fort halo blanc. Elle s’éleva au dessus du sol, lentement. Elle se redressa et flotta ainsi à deux mètres aux dessus du sol. Une lumière sembla tombé du ciel, en un instant le jour se leva dans la clairière, Eux étaient encore dans le noir mais à quelques mètres d’eux il faisait plein jour. Devant leurs yeux incrédules les fleurs se mirent à pousser. Les arbres aux couleurs dorées de l’automne reverdirent et fleurirent eux aussi. L’homme en lévitation poussa un grand cri et ouvrit ses bras en croix. Une pluie d’étincelles argentées s’abattit sur la clairière. Slaine remarqua à cette instant les monstres qui entouraient l’homme. Ils étaient figés sur place comme des statues.
L’homme descendit et posa pied a terre. Il n’avait plus l’air d'une marionette sans vie, il dégaina son arme rapidement.
Tout le monde reconnut la lance ivoire et or de Lansalas, mais personne ne bougea, le temps était comme figé. Il pointa sa lance vers le ciel et toutes les étincelles se dirigèrent vers elle. Elles entraient littéralement dans l’arme, disparaissaient à son contact. La lueur autour de Lansalas se fit plus forte, elle était maintenant totalement aveuglante et personne ne le distinguait plus. Puis les étincelles s’arrêtèrent de tomber, la clairière s’assombrit, le paladin avait refermé ses bras sur son torse.
Lansalas prononça un mot avec une voix qui résonna dans tout les esprits présent : « Renaissance »
Il ouvrit les mains et une onde d’énergie blanche déferla sur la clairière. A son contact les monstres tombèrent en poussière.
La nuit retomba sur la scène.
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Je me réveillais et me tournais vers Lansalas. Je ne sais comment mais je savais tout ce qui s’était passé, comme si j’avais moi-même assisté à la scène.
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Gilgalad prit appui sur son coude et se releva agilement. Il rengaina son arme et se dirigeât vers le paladin, lui aussi savait tout.
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Tarakona : « Nom d’un roc, c’est tout moi çà ,d’aller me faire abîmer dans un univers que je ne connaît même pas, a me battre avec des monstres horribles avec des griffes grande comme çà… »
En tournant la tête il avait vu le corps de l’enfant allongé au sol et la tristesse l’empêcha d’articuler un mot de plus.
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Le groupe avait repris ses esprits et courrait maintenant vers le paladin et leurs amis. Ils étaient encore un peu abasourdis de ce qu’ils venaient de voir et les mages se sentaient très mal à l’aise. Cette clairière était chargée de magie et cela les affectaient jusqu’à la nausée.
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Lansalas se baissa et ramassa le corps de son fils. Puis il se mit à marcher vers la forêt.
Rewera : « Lansalas, comment se fait il qu’il ne soit pas lui aussi revenu a la vie ? »
Lansalas : « Il n’est pas mort dans cet univers il ne peut y renaître. »
La peine perçait à travers sa voix qui se voulait calme et résolut.
Rewera : « Nous t’attendrons ici puis nous rentrerons tous au château. »
Lansalas : « C’est gentil a toi mon ami mais je dois partir seul, j’ai des choses a faire, notre mère à besoin de ma lance. Ne t’en fait pas je reviendrais te voir très bientôt, toi aussi tu as un rôle a jouer dans la bataille a venir. »
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Le nain frottait ses griffes les unes sur les autres machinalement pendant qu’il fixait le vide d’un air triste.
Gilgalad : « Sir nain, puis je vous demander d’où vous tenez ces griffes ? Elles ont tranché ce monstre alors que mon épée et les griffes de Rewera ne les ont même pas touchés. »
Tarakona répondit l’air absent : « Le nain de qui je les tients m’à dit qu’elles avaient été taillées dans des griffes de dragons. Mais c’était un ivrogne et il les perdient aux dés contre moi. Je ne sais si il disait la vérité mais elles m’ont servis depuis bien des saisons et sont toujours aussi acérées sans que j’ais jamais eu à les aiguiser. Malheureusement l’arme ne sert a rien si on n’est pas capable de s’en servir pour défendre les siens. »
Puis il resta silencieux, fixant le vide les yeux remplient de larmes….
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La dernière chose dont je me souviens ce jour là c’est de Lansalas entrant dans la forêt avec son fils dans les bras. Quand il entra sous les arbres, là où la nuit était la plus sombre je crus apercevoir une lueur blanche autour de son corps…..
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